Attaque contre l’aéroport de Kisangani : « les dispositions correspondantes à toute forme de nouvelles menaces sont prises » [Gouvernement]
Le gouvernement est en alerte maximale à la suite des attaques aériennes de drones kamikazes lancées par la coalition rebelle AFC/M23 contre l’aéroport de Gbangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo. Lors du Conseil des ministres du vendredi 6 février, le vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale a rapporté que tous ces engins militaires ont été détruits avant d’atteindre leur cible.
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, lu par la ministre de la Culture, les premiers éléments de l’enquête indiquent que le gouvernement est parvenu à identifier le pays suspecté d’avoir fabriqué ces drones kamikazes, ainsi que la charge explosive transportée par ces engins volants, notamment sur la base des débris récupérés après leur explosion.
« L’approfondissement des enquêtes se poursuit, et les dispositions correspondantes à toute forme de nouvelles menaces sont prises », a déclaré la ministre Yolande Elebe Ma Ndembo.
Dans son point d’information, le vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale a également salué la prouesse des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sur le front, qui ont réussi à récupérer plusieurs villages et localités dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, mettant à mal le système de défense du mouvement rebelle AFC/M23.
Pour rappel, le 31 janvier dernier, l’armée congolaise avait déclaré avoir déjoué une attaque de drones kamikazes lancée par l’AFC/M23 contre l'aéroport de Kisangani. Le mouvement rebelle a revendiqué cette attaque quelques jours plus tard.