RDC : la Nouvelle Dynamique de la Jeunesse Kwangolaise dénonce l’arrestation arbitraire du lanceur d’alerte Nono Munongo
La NDJK (Nouvelle Dynamique de la Jeunesse Kwangolaise) dénonce l’interpellation et le placement sous mandat d’arrêt provisoire du lanceur d’alerte Nono Munongo, à la suite de ses révélations sur des irrégularités présumées dans la paie des agents de l’ISTM et de l’ISP Kasongo-Lunda, dans la province du Kwango.
Dans une déclaration rendue publique le mercredi 5 février 2026 à Kenge, la NDJK estime que les dénonciations du lanceur d’alerte reposent sur des faits objectivement vérifiables, notamment des correspondances administratives ainsi que des déclarations d’agents et de responsables des établissements concernés, déjà largement diffusées sur les réseaux sociaux avant son intervention.
La structure de la société civile que dirige Jérémie Mapaka rejette ainsi toute accusation de propagation de faux bruits ou d’outrage, telles que lui sont reprochées par l’appareil judiciaire du Kwango.
Tout en rappelant les principes de la liberté d’expression, du droit à l’information et de la protection des lanceurs d’alerte, garantis par la Constitution et les lois du pays, la NDJK appelle les instances judiciaires à faire preuve d’indépendance, d’impartialité et d’objectivité.
« L’ère de la pensée unique est définitivement révolue », précise Jérémie Mapaka, coordonnateur de la NDJK.
La structure lance, par ailleurs, un appel à l’Inspection générale des finances (IGF) afin qu’une enquête soit diligentée pour faire la lumière sur les irrégularités présumées dans la gestion de la paie au sein de l’ISTM et de l’ISP Kasongo-Lunda.
Dans le Kwango, des journalistes et lanceurs d’alerte sont souvent pris pour cible par l’exécutif provincial. Plusieurs cas d’arrestations arbitraires sont régulièrement rapportés par des sources dignes de foi, accusant notamment le gouverneur de chercher à réduire au silence ceux qui lui demandent des comptes.