Guerre dans l’Est de la RDC : l’Angola propose un cessez-le-feu à partir du 18 février 2026
Dans le cadre des efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), l’Angola propose l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu entre le gouvernement congolais et le mouvement politico-militaire AFC/M23 à partir de midi, le 18 février 2026 prochain.
L’annonce a été faite par la présidence angolaise à l’issue d’une rencontre de haut niveau tenue lundi à Luanda, en présidence du président angolais João Lourenço, son homologue congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le président togolais Faure Gnassingbé, médiateur désigné par l’Union africaine (UA), ainsi que l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, représentant des anciens chefs d’État mandatés par l’UA comme facilitateurs du processus de paix en RDC.
Selon Luanda, l’entrée en vigueur de ce cessez-le-feu reste toutefois conditionnée à une « déclaration publique d’acceptation » des parties concernées, à savoir le gouvernement congolais et l’AFC/M23, mouvement rebelle accusé par Kinshasa d’être soutenu par le Rwanda.
La présidence angolaise précise également que l’annonce du lancement de la phase préparatoire du dialogue intercongolais interviendra ultérieurement. Cette étape, qui devrait se tenir dans la capitale angolaise, est présentée comme un préalable à un dialogue politique plus large en vue d’une solution durable à la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Une série de cessez-le-feu déjà annoncés
Ce n’est pas la première tentative de trêve depuis la résurgence de la crise. En juillet 2024, Kinshasa et Kigali avaient convenu d’un cessez-le-feu après des discussions à Luanda.
En mars 2025, les présidents Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et Paul Kagame, réunis à Doha sous la médiation de l’émir Tamim Bin Hamad Al Thani, avaient également pris l’engagement de décréter un nouveau cessez-le-feu, saluant au passage les avancées des processus de Luanda et de Nairobi.
Quelques mois plus tard, en août 2025, Kinshasa et l’AFC/M23 avaient signé un mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu avec l’appui du Qatar.
Reste désormais à savoir si cette nouvelle initiative portée par l’Angola permettra d’aboutir à une désescalade durable sur le terrain.