Doha : Fayulu exige vérité et justice dans l’accord final entre le gouvernement et le M23
Alors que les regards se tournent vers Doha, où une déclaration de principes a été signée, ce 19 juillet, entre le gouvernement congolais et les représentants de l’AFC/M23, Martin Fayulu et la coalition politique Lamuka se démarquent en posant une exigence ferme : aucune paix durable ne sera possible sans justice pour les victimes des violences à l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué officiel parvenu à notre rédaction ce lundi, Lamuka a salué les efforts diplomatiques menés sous l’égide du Qatar et des États-Unis, tout en exprimant une profonde préoccupation : l’absence de justice et de reconnaissance des crimes passés pourrait fragiliser tout le processus de réconciliation.
Pour une paix durable et inclusive, la coalition Lamuka demande « la justice pour tous les crimes commis à l’Est de la RDC, afin de garantir la vérité, la réparation et la réconciliation »
Elle estime qu' il est inacceptable que des accords de paix soient conclus sans que les auteurs de crimes graves, massacres, viols, déplacements forcés soient identifiés, jugés, et que les victimes soient reconnues et indemnisées.
Lamuka demande également l'intégration dans l'accord final de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui exige notamment la cessation des hostilités et la protection des civils, et insiste sur la mise en œuvre de ses points 2 et 4.
Notons que les discussions se poursuivent. les parties signataires se sont engagées à entamer la mise en œuvre des principes convenus au plus tard le 29 juillet, avec pour objectif de parvenir à un consensus global et de signer un accord de paix définitif au mois d'août 2025.