Procès Bukanga-Lonzo : la Cour constitutionnelle décide de juger par défaut les prévenus absentéistes dont Matata Ponyo
Lors de son audience publique tenue ce 23 avril 2025, la Cour constitutionnelle a décidé de poursuivre le procès Bukanga-Lonzo malgré l’absence des prévenus Augustin Matata Ponyo, Déogratias Mutombo et l’homme d’affaires sud-africain Grobler Christo Stephanus.
La Haute Cour, par le biais de son président, dit attendre de l’Assemblée nationale le respect de l’indépendance de la justice.
« Les députés peuvent parler, mais l’institution Assemblée nationale n’a pris aucune position, aucune décision, parce que, étant le sanctuaire de la démocratie, l’Assemblée nationale sait que la teneur de l’article 151 de la Constitution ne lui permettrait pas une telle position », a déclaré Dieudonné Kamuleta, président de la Cour constitutionnelle.
De son côté, le procureur général près la Cour constitutionnelle, furieux suite à l’absence du prévenu Matata Ponyo Mapon, a déclaré que les immunités parlementaires dont dispose le désormais député national élu du Maniema, ne sont pas synonyme d’impunité.
« Il [Augustin Matata Ponyo NDLR] était sous le feu des poursuites lorsqu’il a acquis le statut de député national. Il ne peut pas, aujourd’hui, chercher par des subterfuges, par des affabulations vouloir créer des dilatoires pour empêcher la cour de faire son travail en évoquant une soi-disant décision du parlement ou en évoquant des immunités », a déclaré le procureur Moke Mayele.
Augustin Matata Ponyo, à travers ses avocats, avait décidé de ne plus comparaître devant la Cour constitutionnelle dans l’affaire de détournement des fonds pour le projet du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo.
La décision de la Cour constitutionnelle pourrait intervenir plus tôt que prévu, suite à l’absence des prévenus Matata Augustin, ancien premier ministre, Déogratias Mutombo, ancien gouverneur de la Banque centrale du Congo et l’homme d’affaires sud-africain Grobler Christo Stephanus.