RDC : « Vouloir organiser le dialogue dans un climat d’intimidation, est-ce réellement rechercher la paix ? », Jeanssen Bwalentu à Tshisekedi
La position du président de la République sur le dialogue inclusif fait jaser plusieurs acteurs politiques et de la société civile. Cadre de l’ECiDé et communicateur de Martin Fayulu, Jeanssen Bwalentu met en doute la sincérité et l’efficacité d’un tel processus face à la crise en cours en République démocratique du Congo.
MDans une analyse parvenue à la rédaction de UNE.CD, ce jeune acteur politique estime qu’un dialogue convoqué dans un climat d’intimidation ne peut conduire ni à la paix ni à la cohésion nationale. Jeanssen Bwalentu s’interroge notamment sur l’impartialité des institutions appelées à organiser ce dialogue, qu’il qualifie d’« issues d’un simulacre » des élections de 2023.
Il remet également en cause le cadre juridique évoqué par les autorités. S’il reconnaît l’importance du respect des lois et de la Constitution, ce cadre de l’ECiDé questionne toutefois la légitimité de cette dernière, rappelant qu’elle avait été qualifiée par le passé de « Constitution des belligérants » par l’UDPS elle-même.
Originaire du Kwilu, Jeanssen Bwalentu dénonce aussi une tentative d’exclusion de certains acteurs politiques du dialogue par le régime actuel, rappelant que l’inclusivité constitue un principe fondamental de tout processus crédible de réconciliation nationale. Selon lui, l’exigence de vérité devrait être au cœur de ces échanges, y compris sur d’éventuels accords passés et restés confidentiels.
Bwalentu appelle, à cet effet, à un « véritable dialogue axé sur des priorités essentielles » : l’intégrité territoriale, la cohésion nationale, la bonne gouvernance et la restauration effective de l’autorité de l’État.
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