Effondrement d’une mine à Rubaya : « ce drame est la conséquence directe de l’occupation armée et du pillage illégal des ressources naturelles », gouvernement
Le gouvernement impute la responsabilité de l’effondrement d’une mine à Rubaya ayant causé la mort de plus de 200 personnes, à l’occupation armée de la zone et au pillage systématique des ressources naturelles, par le Rwanda et le mouvement rebelle Alliance Fleuve Congo (AFC) / M23.
Dans un communiqué publié le 31 janvier dernier, le gouvernement a, de prime abord, rappelé que le périmètre minier de Rubaya est classé « zone rouge » depuis février 2025, un statut qui proscrit toute exploitation et commercialisation des substances minérales, y compris artisanale.
Kinshasa dénonce également un système structuré d’exploitation illégale alimentant une économie de guerre, au mépris des normes de sécurité et du droit congolais. Le gouvernement affirme que, chaque mois, entre 112 et 125 tonnes de coltan seraient extraites illégalement dans le périmètre de Rubaya et acheminées vers le Rwanda.
« Cette réalité se reflète dans les anomalies statistiques constatées au niveau régional, notamment l’augmentation de plus de 200 % des exportations de coltan du Rwanda entre janvier et juin 2025, sans rapport avec ses réserves naturelles connues, révélant des mécanismes de blanchiment de minerais congolais issus de zones sous occupation armée », lit-on dans ce communiqué signé par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.
Le gouvernement déplore aussi la défaillance des mécanismes régionaux et internationaux de traçabilité et de certification des minerais, ainsi que la responsabilité des acheteurs internationaux qui continuent de s’approvisionner en minerais issus de zones sous occupation armée.
Au moins 200 personnes pour la plupart des creuseurs artisanaux ont perdu la vie le 28 janvier dernier sur le site minier de Luwowo, dans la zone de Rubaya, au Nord-Kivu.