Félix Tshisekedi : « Dialogue, oui, mais pas avec ceux qui ont commis des crimes envers nos populations »
Face aux membres du corps diplomatique accrédités en République démocratique du Congo, le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a réaffirmé sa position sur la tenue d’un dialogue entre Congolais, tout en posant des conditions claires et non négociables.
S’il se dit ouvert à un dialogue national, le chef de l’État exclut catégoriquement toute discussion avec des acteurs impliqués dans des crimes commis contre les populations civiles.
« Dialogue, oui, mais pas avec ceux qui ont commis des crimes envers nos populations », a-t-il déclaré.
Félix Tshisekedi a précisé que tout dialogue interne, s’il devait avoir lieu, devra impérativement se tenir sur le territoire national et être conduit par les institutions de la République. Ce processus devra s’inscrire dans le strict respect de la Constitution, des lois de la République ainsi que des principes démocratiques qui fondent le pacte national congolais.
Le président de la République a également tenu à dissocier le dialogue politique intérieur des responsabilités liées à la situation sécuritaire dans l’est du pays. Selon lui, un éventuel dialogue national ne peut en aucun cas servir de prétexte pour minimiser une agression extérieure ni pour diluer des responsabilités clairement établies sur le plan international.
« Ce dialogue intérieur, aussi nécessaire soit-il, ne saurait tenir lieu de substitut aux obligations internationales », a-t-il insisté.
Entre-temps, l’opposition armée et non armée continue d’attendre la tenue du dialogue tant souhaité, sous la médiation des Églises catholique et du Christ au Congo.