RDC-Rwanda : « Ce n’est pas un accord minerais contre la paix » (Tina Salama)
Depuis Washington, la porte-parole du président Félix Tshisekedi, Tina Salama, a tenu à clarifier le contenu de l’accord de paix que la RDC s’apprête à entériner avec le Rwanda ce jeudi 4 décembre, sous médiation américaine.
Lors d’un briefing coanimé avec le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, Tina Salama a balayé toutes les rumeurs évoquant un bradage des ressources naturelles congolaises ou un quelconque abandon de souveraineté.
« Ce n’est pas un accord minerais contre la paix. Il vise le retrait des forces étrangères, la neutralisation des FDLR et l’assèchement de tous les financements de la guerre en coupant leurs réseaux. L’accord de paix ne légitime aucune présence de troupes étrangères », a-t-elle affirmé.
Selon la porte-parole du chef de l’État, l’objectif de cet accord est de sécuriser les minerais congolais afin de couper les sources de financement des groupes armés opérant dans l’Est du pays, et non d’en céder le contrôle à des puissances étrangères.
Pour sa part, Patrick Muyaya a insisté sur la dimension judiciaire de la guerre d’agression dont est victime la RDC. Le porte-parole du gouvernement a assuré que l’accord n’entame en rien les procédures en cours.
« La signature de l’accord n’exclut pas le volet judiciaire. Les massacres perpétrés à Goma et ailleurs ne resteront pas impunis », a-t-il déclaré.
L’entérinement de cet accord, prévu ce jeudi entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame, sous médiation américaine, vise à mettre un terme durable à plus de trente ans de conflit dans les provinces de l’Est de la RDC, particulièrement touchées par l’instabilité chronique et les violences armées.
HM2