Octobre Rose : Le cancer du sein progresse, le dépistage recule

À l’occasion de la 32e édition d’Octobre Rose, lancée ce 1er octobre 2025, les professionnels de santé tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme : le dépistage précoce du cancer du sein, pourtant vital, reste largement ignoré par une grande partie de la population féminine.

Plamedi MASAMBA

2 Oct 2025 - 11:54
2 Oct 2025 - 11:55
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Octobre Rose : Le cancer du sein progresse, le dépistage recule

En Afrique subsaharienne, plus de 146 000 nouveaux cas ont été recensés en 2022, causant 71 000 décès. En RDC, les chiffres réels sont difficilement accessibles, mais le constat est alarmant : peu de femmes se font dépister. Les causes sont multiples : tabous culturels, pauvreté, méconnaissance des symptômes et accès limité aux soins.

« Une femme noir, africaine, congolaise, se déshabiller pour un examen médical reste encore difficile. La pudeur et les tabous sont des obstacles majeurs », déplore sur RFI, le Dr Christophe Sivanzire, oncologue.


Le cancer du sein est le plus fréquent chez la femme, mais il n’est pas seul : col de l’utérus, ovaire, foie, poumon… autant de formes de cancers qui progressent silencieusement. Pourtant, la détection précoce reste l’arme la plus efficace. Un dépistage à temps peut sauver jusqu’à 90 % des patientes.

Les autorités sanitaires appellent à briser les tabous, à éviter l'automédication, et à consulter dès les premiers signes (boule, écoulement, changement de la peau ou du mamelon). Le traitement précoce est souvent simple et accessible, contrairement aux soins tardifs, coûteux et peu efficaces.

En cette période d’Octobre Rose, le message est clair : se faire dépister aujourd’hui, c’est se donner une chance de vivre demain.

Plamedi MASAMBA Diplômé d'une école de journalisme de renom, informer est plus qu'un travail, c'est une passion. Consultez mes articles sur la culture, les sports et les TIC sur Une.cd.