RDC : le gouvernement envisage d’introduire le cours d’entrepreneuriat dans la formation de base
Pour lutter contre le chômage qui gangrène la société congolaise, le gouvernement veut miser sur la jeunesse. Face à la presse, le 26 novembre, lors du briefing organisé par Patrick Muyaya, le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des Petites et Moyennes Entreprises a restitué les conclusions de la table ronde nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes en RDC.
Justin Kalumba a indiqué que plusieurs résolutions ont été adoptées durant ces assises qui ont réuni des représentants des jeunes venus des quatre coins du pays. Le gouvernement veut d’introduire le cours d’entrepreneuriat dans la formation de base, notamment pour corriger le flux de demandes d’emploi surtout dans les entre du portefeuille de l’Etat.
« Tout cela pour anticiper toute forme de déperdition scolaire. On sait que lorsqu’on commence l’école, on n’est jamais sûr de terminer le cycle ; et de cette manière, on peut retomber sur ses deux pieds. Il faut la capacitation de l’OPEC », a expliqué le ministre.
Le gouvernement s’apprête également à lancer le « concours national des plans d’affaires simplifiés » dédié à l’emploi, sur l’ensemble du territoire. Cette compétition est présentée comme une étape déterminante pour réduire sensiblement le chômage et la pauvreté, en stimulant la création d’emplois.
« Nous devons absolument faire en sorte que chaque jeune puisse accéder à l’emploi ou créer sa propre entreprise. On ne peut pas résoudre les problèmes de ce pays uniquement avec les entreprises du portefeuille de l’État. Un jeune qui réfléchit aux besoins de sa communauté n’a pas besoin d’aller chercher un emploi dans une entreprise qui n’a peut-être pas la qualification pour répondre à ces besoins. C’est pourquoi nous voulons changer la mentalité de nos jeunes, afin qu’à la fin de leurs études, leur premier réflexe ne soit pas de demander un emploi », a ajouté le ministre.
Parmi les recommandations majeures figure aussi la construction, dans chaque province, d’une grande école de formation professionnelle adaptée à la vocation économique locale, une manière d’outiller la jeunesse là où elle vit, pour qu’elle devienne elle-même un levier de développement.