RDC : Joseph Kabila qualifie son procès de symptôme d'une « crise plus profonde de leadership, de justice et de direction nationale »

L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a, de nouveau, rompu le silence. Dans une tribune publiée par Jeune Afrique, il estime que les accusations portées contre lui devant la Haute Cour militaire sont « mensongères et politiquement motivées », orchestrées par « un pouvoir désespéré et incapable d’assumer ses propres échecs ».

Hugues Mpaka

2 Septembre 2025 - 15:56
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RDC : Joseph Kabila qualifie son procès de symptôme d'une « crise plus profonde de leadership, de justice et de direction nationale »
Joseph Kabila, président honoraire de la République démocratique du Congo

Selon Kabila, les audiences tenues jusqu’ici n’ont révélé « aucun élément de preuve » venant étayer les charges qui lui sont reprochées. À ses yeux, ce procès n’a pas pour but de rendre justice, mais de « faire taire l’opposition dans son ensemble » et d’écarter un adversaire politique majeur de la scène nationale. 

L’ancien chef de l’État accuse le régime en place de chercher à gouverner « sans contestation et indéfiniment », en pointant du doigt la « récente tentative de modifier la Constitution » comme preuve de cette volonté.

Joseph Kabila a également dénoncé une vague d’arrestations parmi les hauts gradés de l’armée et de la police. Il affirme que « près de soixante officiers » ont été détenus ces dernières années sans jugement, certains étant morts en prison des suites de tortures et du refus d’accès aux soins médicaux. 

Joseph Kabila insiste aussi sur la nécessité d’un « dialogue sincère » pour parvenir à une réconciliation véritable, à l’image du processus de 2003 qui avait permis de tourner la page de la guerre. 

« Aucune réconciliation n’est possible tant que les violations des droits humains, les poursuites politiques et la persécution de la société civile persistent », ajoute-t-il. 

L’ancien président a aussi  accusé le pouvoir actuel d’entretenir une « milice urbaine » appelée « Forces du Progrès », qu’il rend responsable d’attaques contre plusieurs missions diplomatiques à Kinshasa, notamment celles des États-Unis, de la France, du Kenya, de l’Ouganda et du Rwanda.

Hugues Mpaka Journaliste, rédacteur et reporter au sein de la rédaction de la UNE.CD ; Community Manager, passionné des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC) ; licencié en Sciences de l'Information, département de multimédia de l'Institut Facultaire des Sciences de l'Information et de la Communication (IFASIC), actuelle Université des Sciences de l’Information et de la Communication