Arrestation de Nathanaël Onokomba : « Tshisekedi a poussé la tyrannie à un niveau inquiétant (…) de cet excès de peur viendra sa chute », Seth Kikuni
L’arrestation et le transfert à la prison militaire de Ndolo de l’activiste politique Nathanaël Onokomba continuent de susciter de vives réactions au sein de l’opposition congolaise. Parmi elles, celle de Seth Kikuni, opposant politique, qui dénonce une dérive autoritaire du pouvoir en place.
Dans une communication publiée sur le réseau social X, Seth Kikuni accuse le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo d’avoir « poussé la tyrannie à un niveau inquiétant ». Le président du parti Piste pour l’émergence affirme que le chef de l’État serait animé par une « obsession du contrôle du récit public », l’amenant, selon lui, à surveiller étroitement les réseaux sociaux.
Le signataire de la déclaration du mouvement « Sauvons la RDC » met directement en cause le Conseil national de cyberdéfense (CNC), qu’il présente comme un instrument de répression politique.
« De cette obsession maladive est né le CNC, devenu un instrument destiné à orchestrer enlèvements, séquestrations et intimidations », affirme-t-il.
Pour le candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2018 et 2023, l’affaire Nathanaël Onokomba constituerait « une ligne rouge franchie » et le symbole d’un système qui, selon ses termes, « se croit tout permis ».
« De cet excès de peur viendra sa chute », soutient-il.
De son côté, Nathanaël Onokomba a passé sa première nuit à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa. Le jeune opposant est poursuivi notamment pour incitation ou provocation à la commission d’actes terroristes, ainsi que pour apologie des actes terroristes, selon les autorités judiciaires.