Selon l’une de ces ordonnances, Thierry Tshitenga Kabuya est nommé Président du Conseil d’administration (PCA) de l’ENGIP-RDC SA. Ancien ministre provincial de l’Intérieur et récemment en charge de l’Éducation à Kinshasa, il aura pour mission d’accompagner la structuration de cette nouvelle entreprise publique stratégique.
Le poste de Directeur général est confié à Richard Beya Ilunga, tandis que Willy Bombito Mbomba est nommé Directeur général adjoint.
Composition du comité de gestion
Outre le PCA et les mandataires désignés, le Comité de gestion de l’ENGIP-RDC SA comprend également :
• Kevin Kumaf
• Francis Bandubola
• Didier Mpotiti Ilanga
• Alicia Nsinsi Masofila
• Amisi Bushiri
• Adalbert Lulu Kibombo
Une entreprise née de la fin de la concession FINALOG
La création de l’ENGIP-RDC SA intervient dans le contexte de la fin programmée de la concession de FINALOG SA, dont les actifs sont revenus à l’État congolais au 31 décembre 2025.
Cette question avait été examinée dès septembre 2024 lors d’une réunion du Conseil des ministres, sur base d’une note présentée par le ministre du Portefeuille, Jean-Lucien Bussa Tongba, sous la direction de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
Selon le gouvernement, cette concession, héritée de l’époque coloniale à la suite d’une convention signée en 1910, portait notamment sur :
• deux pipelines de 332 km
• les terminaux pétroliers de Matadi, Ango-Ango et Kinshasa
• plusieurs dépôts et stations de pompage le long du réseau
Arrivée à échéance après plusieurs modifications contractuelles, la convention prévoit le retour gratuit à l’État congolais de l’ensemble des infrastructures, notamment les pipelines, dépôts et équipements logistiques.
Une mission stratégique pour la sécurité énergétique
Issue de cette récupération, l’ENGIP-RDC SA aura pour missions principales :
• la gestion des infrastructures pétrolières nationales
• le renforcement de la sécurité énergétique
• l’appui à la politique nationale d’approvisionnement en produits pétroliers
La mise en place de son comité dirigeant marque ainsi une étape clé dans la reprise en main par l’État congolais d’un segment stratégique du secteur énergétique.