Kinshasa : faible circulation des véhicules, hausse du prix du transport, la population vit son calvaire
Kinshasa entame sa dernière semaine du mois de janvier sous le signe du « contrôle renforcé des documents de transport ». Sur plusieurs grands carrefours et principales artères de la capitale, une faible circulation des véhicules est observée.
Routes dégagées, faible circulation des véhicules
Avec le déploiement de 3 000 agents, issus notamment de la Police nationale congolaise (PNC), tel que promis par le gouverneur de Kinshasa, seuls les véhicules en règle avec les documents exigés sont autorisés à circuler. Cette opération permet aux routes de la capitale d’être dégagées à près de 80 %.
De la commune de Lemba au rond-point des Huileries, en passant par le boulevard Lumumba, les usagers notent un important dégagement de la voie routière, rendant la circulation plus fluide. Toutefois, quelques ralentissements sont signalés au niveau du boulevard Sendwe.
Le même constat est observé à l’ouest de la capitale. De l’UPN (Université pédagogique nationale) à Magasin, la circulation demeure stable. Même la célèbre avenue Nguma, habituellement réputée pour ses interminables embouteillages, connaît une circulation fluide.
Hausse du prix du transport
Le malheur des uns fait le bonheur des autres, dit-on. À Kinshasa, le début du contrôle des documents de transport profite particulièrement aux conducteurs de taxis-motos. Visiblement seuls maîtres à bord, les « Wewa » ont doublé, voire triplé, le coût de plusieurs trajets.
De Super Lemba à la maison Galaxy, le transport se négocie jusqu’à 10 000 FC, alors que le prix initial variait entre 5 000 et 6 000 FC. Le même constat est dénoncé à l’est de la capitale, dans la Tshangu, où certains usagers rapportent une hausse du coût du transport entre l’aéroport international de N’Djili et le quartier 1.
Par contre, à l’ouest de la ville, aucune hausse n’est signalée. De l’UPN à Magasin, les « Wewa » facturent entre 3 000 et 4 000 FC, comme cela est le cas depuis plusieurs mois.
Le calvaire de la population
Le nouveau contrôle des documents de transport en commun plonge la population dans une situation défavorable. Déjà habitués à payer cher leurs déplacements, les Kinois sont désormais contraints de débourser le double, voire le triple.
D’autres, par contre, ont choisi de braver la peur en se déplaçant à pied. Cette situation est particulièrement observée à Tshangu, où des milliers de personnes ont été vues dans la matinée à pratiquer la « ligne 11 », face aux difficultés de transport sur le terrain.
Pour circuler tranquillement à Kinshasa, les propriétaires de véhicules sont obligés de débourser près de 600 dollars américains, afin de se procurer la vignette, le permis de conduire, le contrôle technique ainsi que l’assurance.