Arrestation de Minaku : « Jusqu’à quand piétinera-t-on les droits humains et les libertés fondamentales ? », s’interroge Martin Fayulu
L’arrestation de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, continue de faire jaser. Parmi les voix les plus critiques figure celle de Martin Fayulu, leader de la plateforme Lamuka, qui dénonce une atteinte grave aux droits humains et aux libertés fondamentales garantis par la Constitution.
Dans une communication publiée sur X (ancien Twitter), l’opposant rappelle au régime en place les dispositions claires de la Loi fondamentale, notamment les alinéas 1 et 2 de l’article 17, ainsi que l’intégralité de l’article 18 de la Constitution.
Ces articles consacrent, précise Fayulu Madidi, le principe fondamental selon lequel « la liberté individuelle est garantie », la détention devant demeurer l’exception. Le président de l’ECiDé insiste également sur le fait que nul ne peut être poursuivi, arrêté ou détenu qu’en vertu de la loi et dans les formes qu’elle prescrit, soulignant ainsi la nécessité du strict respect des procédures légales.
Le candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2018, et également de 2011, cite aussi l’article 18 de la Constitution, qui encadre de manière précise les conditions de l’arrestation et de la garde à vue. Celui-ci stipule notamment que toute personne arrêtée doit être immédiatement informée des motifs de son arrestation et des accusations portées contre elle, dans une langue qu’elle comprend, ainsi que de l’ensemble de ses droits.
Cette disposition garantit également le droit pour la personne gardée à vue d’entrer immédiatement en contact avec sa famille ou son conseil, tout en limitant la durée de la garde à vue à quarante-huit heures.
L’opposant affirme que le respect de l’État de droit ne peut être sélectif, quel que soit le statut de la personne concernée. Martin Fayulu appelle ainsi les autorités à garantir les libertés fondamentales et à mettre fin à ce qu’il qualifie de dérives institutionnelles.
Pour rappel, Aubin Minaku a été arrêté tard dans la nuit du dimanche 18 janvier, dans un domicile à Kinshasa. À l’instar d’Emmanuel Ramazani Shadari, le lieu de détention du vice-président du PPRD demeure, à ce stade, inconnu.