Nord-Kivu : les FARDC et les Wazalendo reprennent Kazinga après des affrontements avec les rebelles du FRN
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les combattants Wazalendo, ont repris le contrôle de l’agglomération de Kazinga, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Cette avancée militaire est intervenue samedi 31 octobre 2026, au terme de combats engagés contre les éléments du Front pour la Refondation de la Nation (FRN).
Située dans la localité de Butsike, au sein du secteur d’Osso Banyungu, l’agglomération de Kazinga était occupée par les combattants du FRN. Selon des sources locales, l’opération militaire a été déclenchée vendredi 30 octobre par les forces gouvernementales et leurs alliés, qui ont lancé une offensive contre les positions rebelles.
Les affrontements ont également concerné Mahanga, une autre localité de cette partie du territoire de Masisi où le FRN avait installé ses positions. Si les FARDC et les Wazalendo sont parvenus à déloger les rebelles de Kazinga, Mahanga reste, en revanche, sous leur contrôle, d’après les mêmes sources.
Cette évolution intervient dans une zone marquée par une instabilité sécuritaire persistante et des déplacements répétés de populations. Plusieurs mois avant ces nouveaux affrontements, les combats entre les forces en présence avaient déjà poussé de nombreux habitants à fuir leurs villages, certains trouvant refuge dans le groupement Waloa Yungu, en territoire de Walikale.
Pour l’heure, aucun bilan des récents affrontements n’a été communiqué, aussi bien concernant les éventuelles pertes humaines que les dégâts matériels. La situation sécuritaire demeure donc préoccupante, particulièrement dans les localités où les positions du FRN n’ont pas encore été reprises.
Malgré la reconquête de Kazinga, le maintien de Mahanga sous occupation rebelle constitue un défi pour la stabilisation de cette partie du secteur d’Osso Banyungu. Le retour des populations déplacées reste également tributaire de l’amélioration durable des conditions de sécurité dans leurs villages.