ESU : l’Assemblée nationale recommande des sanctions contre la ministre Marie-Thérèse Sombo
La ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Marie-Thérèse Sombo Safi, fait face à une pression accrue à l’Assemblée nationale. Ce lundi 26 octobre 2026, les députés nationaux ont adopté une recommandation invitant la Première ministre, Judith Suminwa, à prendre des sanctions à son encontre, à l’issue de l’examen d’un rapport d’enquête parlementaire sur la gestion financière du secteur.
Au cœur de cette enquête figure la gestion des recettes issues du minerval et des frais connexes payés par les étudiants dans les établissements d’enseignement supérieur et universitaire. Les parlementaires se sont notamment penchés sur les mécanismes de perception, de répartition et de rétrocession de ces fonds aux différentes structures concernées.
La centralisation de ces recettes dans un compte bancaire unique figure également parmi les points ayant retenu l’attention de la commission d’enquête. Les conclusions de ses travaux ont ainsi conduit les élus à recommander des mesures à l’encontre de la ministre de tutelle.
Adoptée en plénière, cette recommandation doit désormais être transmise à la Première ministre, à qui il revient d’en examiner la portée et de décider des suites à réserver à cette démarche, dans le cadre de ses prérogatives.
La pression politique ne se limite toutefois pas à cette recommandation. Une motion de défiance visant Marie-Thérèse Sombo est également en préparation à l’Assemblée nationale, où des signatures sont en cours de collecte auprès des députés nationaux.