Pétition contre Kamerhe : « l’Union Sacrée et son chef ont besoin d'un "Yes man" au perchoir pour fonctionner en roue libre », Prince Epenge
Prince Epenge, cadre de la coalition Lamuka, dénonce une stratégie politique de la plateforme au pouvoir, Union sacrée, visant à écarter Vital Kamerhe de la présidence de l’Assemblée nationale pour le remplacer par un "Yes man" entièrement acquis au régime Tshisekedi.
« L’Union sacrée et son chef ont besoin d’un Yes man, une girouette au perchoir, pour fonctionner en roue libre », a-t-il déclaré, accusant la majorité de vouloir neutraliser toute voix indépendante au sein de l’hémicycle.
Il qualifie d’« hypocrite » le prétexte de l’incompétence avancé contre Kamerhe et pointe l’attitude des députés de l’Union sacrée, qu’il accuse de réclamer des hausses de dotations financières en pleine crise nationale.
« Alors que la guerre fait rage à l’Est, qu’en une semaine 280 personnes ont péri dans un naufrage à l’Équateur et 110 autres ont été tuées par les ADF à Lubero, les députés s’acharnent sur leurs intérêts », a-t-il fustigé.
Prince Epenge met également en garde contre toute tentative de modification de la Constitution par ces élus, qu’il juge « déconnectés des réalités du peuple », et appelle à un dialogue national pour « sauver un pays en danger ».
Cette déclaration intervient alors que les pétitions visant Kamerhe et son bureau continuent d’alimenter les tensions au sein de l’Assemblée nationale, malgré les excuses publiques du président de la Chambre.