Frappes de drones à Goma : l’AFC accuse Kinshasa de vouloir « décapiter » la révolution et l’opposition
Le mouvement politico-rebelle Alliance Fleuve Congo (AFC) accuse le gouvernement congolais d’avoir mené les frappes de drones sur un quartier résidentiel à Goma, au début de la matinée de ce mercredi 11 mars 2026.
Dans une déclaration, le coordonnateur de la branche politique, Corneille Nangaa, estime que ces frappes visent à affaiblir à la fois la rébellion et l’opposition politique au pouvoir de Kinshasa.
« L’objectif de Kinshasa est, bien entendu, de décapiter, d’une part, la révolution et, d’autre part, l’opposition politique au régime, d’affaiblir ses principaux piliers politiques et sécuritaires, et de forcer l’intensification d’une guerre régionale généralisée », affirme-t-il.
Corneille Nangaa a également critiqué l’usage de la force dans des zones habitées, estimant que ces opérations des forces militaires gouvernementales exposent les populations civiles.
« La tragédie de cette nuit rappelle une vérité simple : lorsqu’un pouvoir choisit de bombarder des quartiers résidentiels, la violence ne distingue ni nationalité ni statut », déclare-t-il.
Le bilan provisoire de cette attaque est désormais connu. Trois personnes, dont une humanitaire française travaillant pour l’UNICEF, ont été tuées et plusieurs autres blessées.