Tribune : « De Washington à Moscou, Félix Tshisekedi sur les traces de Patrice Lumumba », Juven's Luvengo 

Lorsque le Président de la République Félix Tshisekedi se tourne vers le Président de la Fédération de Russie, Vladmir Poutine, estimant que les accords de Doha et de Washington n’ont pas encore porté leurs fruits. Il est sur les traces du premier Premier ministre congolais, Patrice Lumumba, qui en plein guerre froide, sollicita avec son gouvernement, simultanément pratiquement, une assistance logistique et technique urgente aux deux pôles, les deux blocs rivaux qui instaurèrent un monde bipolaire étant donné qu’ils représentèrent les deux superpuissances mondiales.

Une.cd

2 Nov 2026 - 12:39
2 Nov 2026 - 12:40
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Tribune : « De Washington à Moscou, Félix Tshisekedi sur les traces de Patrice Lumumba », Juven's Luvengo 
Juven’s Luvengo, Juriste et Cadre du MLC

Au Président de la République Félix Tshisekedi de déclarer par la même occasion, que la Russie deviendra un partenaire très important davantage plus important. Il n’est donc pas loin, du premier Premier ministre congolais, Patrice Lumumba, qui lors de son séjour aux États-Unis d’Amérique, est arrivé, à Washington le 27 juillet 1960, dans le but de rencontrer le Président américain, de l’époque, Dwight Eisenhower, pour solliciter une aide militaire et économique, dans le contexte, de la sécession Katangaise. Le Président Dwight Eisenhower avait choisi de s’absenter de la capitale, au motif, d’éviter délibérément une rencontre officielle, car, reprochant au Premier ministre congolais son nationalisme jugé incontrôlable, sa tendance, à s’ériger en une menace majeure pour les intérêts stratégiques et économiques de l'Occident. Au point de remettre en cause, les traités économiques de son pays avec la Belgique, sur l'uranium de la mine de Shinkolobwe, au Katanga, crucial pour l'arsenal nucléaire des États-Unis d’Amérique, ayant servi lors du projet Manhattan, à la production du plutonium de la bombe de Nagasaki, durant la Seconde guerre mondiale.

Confronté au refus des États-Unis d’Amérique et de l'O.N.U, d'intervenir militairement pour écraser la sécession Katangaise, soutenue par la Belgique, le Premier ministre Lumumba se tourna vers Moscou.

De Washington à Moscou, la trajectoire du Premier ministre Patrice Lumumba pendant la guerre froide.

Le premier Premier ministre congolais, Patrice Lumumba, a atteri aux États-Unis d’Amérique, à New-York, le 24 juillet 1960, s'est entretenu à huis clos, le 25 juillet 1960, avec le Secrétaire-général de l'O.N.U, Dag Hammarskjöld, pour réclamer l'évacuation des troupes belges, au Katanga, ainsi que le déploiement des casques bleus au Congo, son pays, nouvellement indépendant.

Arrivé à Washington, le 27 juillet 1960, le Premier ministre Patrice Lumumba ne sera reçu que par le Secrétaire d'État américain Christian Herter et son adjoint Douglas Dillon. Qu’à cela ne tienne, il sollicita tout de même, entre autres, l'aide militaire et économique des États-Unis d’Amérique, des bourses d'études pour les étudiants congolais, ainsi qu’en substance des mesures devant mettre fin à la sécession Katangaise, conduite par Moïse Tshombe, son adversaire et de pousser les forces belges qui ont fomenté le démembrement du territoire national, hors du pays.

Fort malheureusement, le premier Premier ministre congolais, Patrice Lumumba, essuya un refus de ses demandes et se tourna vers l’U.R.S.S. À Moscou, le Président Nikita Khrouchtchev, par contre, mettra à sa disposition et du gouvernement congolais, au mois d’août 1960, dix avions de transport tactique Iliouchine Il-14, un Iliouchine Il-18, pour les déplacements diplomatiques du Premier ministre, un contingent de 100 camions militaires tout-terrain de type GAZ-63. En outre, l'U.R.S.S avait dépêché, un personnel, des mécaniciens, des pilotes et des instructeurs civils et militaires soviétiques, que le colonel Joseph-Désiré Mobutu fut expulsé, le 14 septembre 1960, sur instruction du Président américain Dwight Eisenhower, via Larry Devlin, responsable de la C.I.A au Congo, arrivé en poste à Léopoldville, le 10 juillet 1960.

Eisenhower ordonna secrètement, l’élimination politique et physique de Lumumba, ce leader panafricaniste, quelques semaines plus tard, soit le 18 août 1960, lors de la neutralisation politique de deux leaders de l'exécutif bicéphale conflictuel, du jeune État indépendant, le premier Président de la République Joseph Kasa-Vubu et le premier Premier ministre Patrice Emery Lumumba. Dans l'esprit du Premier ministre Patrice Lumumba, l’accord avec l’U.R.S.S, ne visait guère à faire basculer son pays, dans le bloc communiste, mais à créer un contrepoids géopolitique pour forcer les occidentaux, à le respecter à sa juste valeur et à l'aider. Parce qu’en réalité, il ne s'agissait point d'un pacte idéologique à long terme, mais d'une entente pragmatique de crise, pour répondre à la sécession Katangaise, au plan macabre de la Belgique de balkaniser le pays.

Félix Tshisekedi sur les traces de Patrice Lumumba, dans un monde multipolaire.

Pour le Président américain Donald Trump, la question de l’instabilité à l’Est de la RDC, est résolue, ce qui n’est pas de l’avis du Président de la République Félix Tshisekedi, qui estime que l’accord de paix entre son pays et le Rwanda, qu’il ne cesse de dénoncer comme pays agresseur, n’a pas produit les résultats escomptés.

Il sied de rappeler, que ledit accord de paix, a été signé le 27 juin 2025, à Washington et paraphé le 4 décembre 2025, sous l'égide des États-Unis d’Amérique et du Qatar. L’accord de Washington vise notamment à mettre fin aux hostilités dont est confronté l'Est de la RDC, depuis trois décennies et à renforcer la coopération économique dans la région des Grands Lacs.

Si en 1960, le recours à l'aide soviétique, de la part du premier Premier ministre congolais Patrice Lumumba et de son gouvernement, était perçu comme un affront aux yeux du Président américain Dwight Eisenhower durant la guerre froide, en 2026, la rencontre au Kremlin entre les Présidents Poutine et Tshisekedi, est d’activer davantage de partenaires internationaux, dans un monde désormais multipolaire.

À Moscou, qu’espère obtenir le Président de la République Félix Tshisekedi?

Officiellement, le Chef de l’État Félix Tshisekedi a appelé solennellement la Fédération de Russie, membre permanent du Conseil de sécurité de l'O.N.U, à soutenir pleinement l'application de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité, sur la fin des hostilités et le retrait du M23, soutenu politiquement et militairement par le Président rwandais Paul Kagame et des forces rwandaises, les R.D.F, du sol congolais.

Cependant, au niveau national, le Président de la République Félix Tshisekedi, se réclame porteur d’une mission pour son pays. Laquelle mission se rapporte à ramener la paix à l’Est du pays et à débarrasser la région de dirigeants comme le président rwandais, Paul Kagame. À se demander, ambitionne-t-il avec l’aide du Président russe Vladmir Poutine, à renverser le régime sanguinaire et monoéthique au Rwanda, ainsi rendre la liberté au peuple rwandais, la paix et la coopération entre États africains, un moteur de transformation économique, énergétique et environnementale du continent africain.

À suivre…

Juven’s Luvengo, Juriste et Cadre du MLC, parti politique cher à Jean-Pierre Bemba.

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