RDC : « la prétendue passation civilisée du pouvoir n’a produit ni paix, ni stabilité, ni cohésion nationale ; elle a affaibli l’État », Martin Fayulu
Dans son adresse à la Nation à l’occasion de la fin de l’année 2025, l’opposant congolais Martin Fayulu a dressé un tableau sombre de la situation politique, sécuritaire et sociale de la République démocratique du Congo.
Dès l’entame de son allocution, le président de l’ECiDé a rendu hommage aux forces combattantes tombées au front ainsi qu’aux civils victimes de l’insécurité persistante, en particulier dans l’Est du pays. Il a exprimé sa solidarité avec les populations du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri, ainsi que celles des territoires de l’Ouest touchés par le phénomène Mobondo.
Revenant sur la transition politique intervenue à l’issue des élections de 2018, le candidat malheureux à la présidentielle a vivement critiqué l’accord politique entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, qu’il qualifie de « compromission politique ». Selon lui, cette entente n’a produit ni paix, ni stabilité, ni cohésion nationale.
« La prétendue passation civilisée du pouvoir n’a produit ni paix, ni stabilité, ni cohésion nationale. Elle a affaibli l’État, fragilisé nos institutions et ouvert la voie aux ennemis de la République », a-t-il déclaré.
Martin Fayulu a également dénoncé des accords signés le 4 décembre 2025 à Washington, affirmant qu’ils engagent l’avenir du pays sans débat national ni consentement populaire. Il réclame davantage de transparence et insiste sur le droit du peuple congolais à être informé et à décider de son avenir.
L’opposant appelle enfin à la convocation immédiate d’un dialogue national inclusif, qu’il présente comme une nécessité vitale pour sortir la RDC de la crise actuelle. Il estime que refuser ce dialogue reviendrait à prolonger l’instabilité et à assumer une lourde responsabilité politique.