RDC : les agents et cadres du MINEDUNC outillés sur les questions de santé sexuelle et reproductive
C’est dans une ambiance conviviale que s’est clôturé, vendredi 27 mars 2026, l’atelier de renforcement des capacités au cours duquel les agents et cadres du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (MINEDUNC) ont été outillés par le Réseau des Journalistes pour la Santé Sexuelle et Reproductive (RJSSR) sur les questions liées à la santé sexuelle et reproductive (SSR).
Pendant deux jours, les participants issus notamment de la chaîne thématique RTEDUC, de la Direction de gestion de communication, de la Division unique, ainsi que de la Direction de l’éducation à la vie courante ont échangé autour de ces thématiques sensibles, souvent entourées de tabous.
À travers cette initiative, les organisateurs ont voulu renforcer les capacités des professionnels des médias et de la communication afin de leur permettre de mieux informer la population sur des enjeux majeurs tels que la mortalité maternelle, l’avortement, les droits humains et la responsabilité sociale du journaliste.
Des participants mieux outillés pour informer la population
Au terme de la formation, les participants ont salué l’acquisition de nouvelles connaissances appelées à renforcer leur rôle dans la diffusion d’informations fiables et accessibles au public.
« La santé sexuelle et reproductive demeure un sujet souvent tabou dans notre société et nécessite d’être abordé avec responsabilité et professionnalisme. Lors de cette formation, j’ai compris qu’il s’agit d’un droit et qu’il existe une manière appropriée et stratégique de transmettre des informations justes et utiles à la population », a déclaré Marie Shomba, de la Direction de Gestion de Communication.
Dans le même élan, Jean-Luc Sabwe Kanyanga Mushimpako a assuré que les connaissances acquises seront mises à profit dans la campagne que sa direction prévoit de lancer dans les prochains jours.
« Nous avons découvert l’arsenal juridique existant, notamment la loi sur les violences basées sur le genre, le Protocole de Maputo ainsi que les notions relatives aux droits humains. Certaines de ces informations nous étaient jusque-là inconnues. En tant que professionnels des médias, nous avons l’obligation de jouer pleinement notre rôle de relais pour sensibiliser efficacement la communauté », a-t-il indiqué.
Les intervenants appellent les médias à jouer un rôle moteur
Durant la formation, les intervenants ont insisté sur les défis persistants en matière de santé sexuelle et reproductive, notamment la désinformation, l’accès limité aux services et les barrières socioculturelles qui freinent l’adoption de comportements responsables. Le médecin Bushiri Ramazani a notamment rappelé que les cas de mortalité maternelle demeurent élevés, en grande partie à cause du manque d’informations fiables.
« Les professionnels des médias ont l’opportunité de porter très loin l’écho des messages de prévention afin de permettre aux communautés de vivre leur sexualité de manière responsable et d’éviter la désinformation. Les médias doivent être des acteurs et des vecteurs principaux du changement social », a-t-il affirmé, appelant à la préservation des acquis de la formation.
Pour sa part, la coordinatrice du Réseau des Journalistes pour la Santé Sexuelle et Reproductive, Bibiche Mbete a insisté sur la responsabilité particulière des médias dans la promotion de l’éveil citoyen et de la redevabilité des décideurs publics. Selon elle, la diffusion d’informations fondées sur des données fiables contribue à l’adoption de bonnes pratiques et à l’amélioration durable du bien-être des populations.
Cet atelier a bénéficié de l’appui déterminant de partenaires engagés dans la promotion de la santé, notamment MSI Reproductive Choices et UK International Development. À travers ce soutien, ces partenaires réaffirment leur engagement à promouvoir une information responsable, essentielle pour réduire les risques sanitaires et améliorer le bien-être des populations.