La RDC va accueillir temporairement des ressortissants de pays tiers expulsés des États-Unis
Le gouvernement congolais a annoncé, dans un communiqué rendu public le 5 avril, la mise en place, à partir du mois d’avril en cours, d’un dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers expulsés des États-Unis d’Amérique.
Selon Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, ce mécanisme s’inscrit dans le cadre des modalités définies conjointement avec le gouvernement américain, en lien avec les dynamiques migratoires internationales. Il vise à offrir une prise en charge temporaire à des personnes concernées par des procédures d’expulsion, dans le respect des engagements internationaux en matière de protection des droits humains.
Le gouvernement insiste sur le fait que cette initiative respecte pleinement la souveraineté de la RDC en matière de gestion de l’accès et du séjour des étrangers sur son territoire. Elle traduit également la volonté du pays de contribuer aux efforts de solidarité internationale, tout en préservant ses intérêts nationaux.
Sur le plan logistique et technique, la prise en charge de ce dispositif sera assurée par la partie américaine, à travers des structures spécialisées dans la gestion des mouvements migratoires. Les autorités congolaises précisent qu’aucune charge financière ne sera supportée par le Trésor public.
Les sites d’accueil ont été identifiés dans la ville-province de Kinshasa, où des mesures d’encadrement administratif, sécuritaire et humanitaire ont été prévues afin de garantir un suivi efficace des personnes concernées.
« Le gouvernement souligne que ce séjour n’a pas vocation à se transformer en mécanisme d’installation durable sur le territoire national. Aucun transfert automatique n’est prévu et chaque situation fera l’objet d’un examen individuel, conformément aux lois de la République et aux exigences de sécurité nationale », lit-on.
Pour le gouvernement, cette initiative ne constitue ni un programme de relocalisation permanente ni une externalisation des politiques migratoires. Elle s’inscrit dans un cadre maîtrisé, respectueux de la souveraineté nationale et des impératifs de sécurité intérieure.