Procès FRIVAO : Constant Mutamba accuse l’entourage de Tshisekedi de vouloir étouffer ses ambitions politiques
Condamné à 10 ans de travaux forcés par la Cour de cassation dans l’affaire FRIVAO, l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba rejette catégoriquement cette décision et dénonce un procès « politique et arbitraire ».
Dans sa lettre manuscrite, Constant Mutamba accuse certains proches du président Félix Tshisekedi de chercher à lui nuire en raison de prétendues ambitions présidentielles. Il affirme également que son procès, tenu en deux jours, s’est déroulé sans audition de témoins et sans présentation, selon lui, de preuves établissant un détournement de fonds.
« J'ai servi le chef de l'État et notre pays, la RDC, avec loyauté et patriotisme, à la grande satisfaction de tous. Malheureusement ses collaborateurs ont choisi de me rendre le mal pour le bien, m'attribuant les ambitions présidentielles que je n'ai pas exprimées jusqu'ici », écrit-il.
L’ancien garde des Sceaux conteste également les griefs retenus contre lui dans la gestion du Fonds spécial pour la réparation et l’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO). Il soutient notamment que les 14 millions de dollars évoqués dans le dossier n’ont jamais été décaissés et que les 4 millions de dollars liés à l’ICCN sont destinés à la réhabilitation du zoo de Kisangani.
Constant Mutamba affirme en outre que le ministre de la Justice n’est pas gestionnaire du FRIVAO, un établissement public doté de la personnalité juridique. Il rejette ainsi les accusations de malversations financières retenues contre lui.
Dans son arrêt, la Cour de cassation avait notamment reproché à Constant Mutamba son implication dans la gestion du FRIVAO ainsi que la désignation de Chançard Bolukola, son ancien secrétaire de cabinet, comme coordonnateur intérimaire du Fonds. Ce dernier a été condamné à sept ans de travaux forcés dans la même affaire.