RDC : Adolphe Muzito ouvre les consultations sectorielles pour l’élaboration du budget 2027
Le Vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, a entamé, ce mercredi 2 septembre 2026 à Kinshasa, une série de consultations avec les responsables des différents secteurs gouvernementaux en prélude à l’élaboration de l’avant-projet de loi de finances pour l’exercice 2027.
Ces échanges, organisés au Centre financier de Kinshasa, visent notamment à examiner les besoins des ministères et services publics ainsi qu’à procéder aux arbitrages nécessaires concernant les enveloppes budgétaires à leur attribuer.
Pour cette première journée, Adolphe Muzito était accompagné du vice-ministre du Budget, Elysée Bokumuana, du directeur de cabinet, Blanchard Mongomba, ainsi que du directeur général de la Politique et de la Programmation budgétaire, Rolly Lengo.
Parmi les premières personnalités reçues figurait la ministre des Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité nationale. Eve Bazaïba a plaidé pour une augmentation des crédits destinés à son secteur, confronté à une situation humanitaire préoccupante.
La ministre a notamment estimé que les moyens alloués aux Affaires sociales devraient être revus à la hausse afin de répondre aux besoins des populations vulnérables. Elle a salué l’écoute manifestée par les responsables du ministère du Budget et espère une amélioration de l’exécution des crédits qui seront retenus.
Même plaidoyer du côté d’Irène Esambo, ministre déléguée en charge des Personnes vivant avec handicap. Elle a insisté sur la nécessité de doter son secteur de ressources suffisantes, notamment pour accompagner les structures publiques récemment créées en faveur de l’autonomisation et de l’inclusion des personnes vivant avec handicap.
La ministre a également évoqué la situation de plus de 2 000 personnes vivant avec handicap recrutées dans l’administration publique mais qui attendent encore leur mécanisation. Elle a salué la décision du VPM du Budget de leur accorder une prime en attendant la régularisation de leur situation administrative.
D’autres représentants des secteurs de la Formation professionnelle, de la Jeunesse ainsi que de la Pêche et de l’Élevage ont également défendu leurs prévisions budgétaires, plusieurs d’entre eux sollicitant une augmentation substantielle des ressources mises à la disposition de leurs administrations.
La ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a, de son côté, insisté sur l’amélioration progressive des conditions sociales des enseignants et du personnel administratif.
Elle a indiqué que les discussions avec le ministère du Budget devaient permettre d’identifier les crédits susceptibles d’être renforcés afin que l’exercice budgétaire 2027 apporte des améliorations concrètes par rapport à 2026.
Au ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovation, la priorité affichée est d’aligner les ressources disponibles sur la vision du Chef de l’État. Sa ministre, Marie-Thérèse Sombo, a qualifié les échanges de constructifs et s’est dite confiante quant à la suite du processus budgétaire.
Le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a également présenté les besoins de son secteur, notamment dans le contexte des responsabilités régionales assumées par la RDC. Il a évoqué les activités liées à la présidence congolaise de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), qui nécessitent des moyens financiers supplémentaires.
Le secrétaire général du gouvernement, Jean Hubert Ekumbaki, est pour sa part allé défendre les crédits destinés au fonctionnement de cette institution. Il a notamment relevé les charges liées à l’organisation des réunions gouvernementales et aux déplacements des membres du gouvernement à travers le pays.
Du côté des Transports, le secrétaire général Pierrot Nke a insisté sur l’importance stratégique de ce secteur pour le développement économique et social du pays. Il a notamment mis en avant la nécessité d’améliorer la mobilisation des recettes propres, notamment à travers la digitalisation et les investissements.