Accrochage entre les FARDC et l’armée de Brazzaville à Makotipoko : Kinshasa appelle à la désescalade et au renforcement du dialogue
Kinshasa veut éviter toute escalade après l’accrochage survenu entre des patrouilles fluviales près de Makotipoko, à la frontière entre la République démocratique du Congo et la République du Congo.
La ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, appelle à la retenue alors que les circonstances exactes de l’incident et son bilan restent encore à établir. La cheffe de la diplomatie congolaise a assuré que les autorités des deux pays restent en contact permanent afin de clarifier les faits.
« Nous sommes restés en contact permanent avec mon homologue de la République du Congo », a-t-elle indiqué, précisant que les ministres de la Défense des deux États échangent également en continu sur ce dossier.
Cet incident, qui touche à la fois aux questions frontalières et sécuritaires, a fait des victimes des deux côtés du fleuve, selon Thérèse Kayikwamba Wagner. La ministre a toutefois souligné que le bilan demeure en cours d’établissement et appelé à la prudence face à la circulation d’informations non vérifiées, le temps que les autorités des deux pays puissent « trianguler les faits » afin d’en avoir une lecture claire.
Au-delà de la gestion immédiate de cette situation, Kinshasa plaide pour un renforcement des mécanismes bilatéraux existants entre les deux Congo. L’objectif est notamment de mieux anticiper les incidents aux frontières, de prévenir leur escalade et de disposer de mécanismes plus efficaces pour les gérer lorsqu’ils surviennent.
Des affrontements armés avaient opposé, jeudi 26 août, des éléments des forces armées de la République du Congo à ceux des FARDC. Selon des sources concordantes, des militaires congolais de la RDC auraient tenté de neutraliser une patrouille fluviale mixte composée de gendarmes et de marins de la République du Congo, après qu’un élément de cette patrouille a fait usage de son arme, provoquant la mort d’un jeune garçon au niveau de l’île Makoloko, située entre Makotipoko, dans le centre du Congo, et Yumbi, dans la province du Maï-Ndombe.