Mondial 2026 : les pays africains et la malédiction de la « 86ème minute »
Trois matches, trois scénarios presque identiques. Au Mondial 2026, la Côte d'Ivoire, la République démocratique du Congo et le Sénégal ont tous vu leurs rêves de qualification s'effondrer... à la 86ème minute.
Tout a commencé le mardi 30 juin. Les Éléphants de la Côte d'Ivoire semblaient tenir jusqu'à la prolongation face à la Norvège. Mais à quatre minutes du terme du temps réglementaire, Erling Haaland inscrivait le but victorieux des Norvégiens, anéantissant les espoirs ivoiriens.
Le lendemain, mercredi 1er juillet, les Léopards de la RDC livrent une prestation convaincante contre l'Angleterre. Après avoir longtemps résisté aux Three Lions, les hommes de Desabre cèdent finalement à la 86ème minute sur une réalisation décisive d'Harry Kane, qui signe au passage un doublé.
Quelques heures plus tard, le Sénégal connaît un scénario presque identique. Opposés à la Belgique dans un huitième de finale spectaculaire, les Lions de la Teranga encaissent eux aussi le but qui redonne l'espoir à la Belgique ... 86ème minute.
Simple hasard ou révélateur d'une faiblesse commune ?
Sur les réseaux sociaux, certains supporters évoquent déjà une « malédiction de la 86ème minute ». D'autres vont jusqu'à affirmer que les joueurs africains se feraient « absorber » leur énergie durant les six dernières minutes du temps réglementaire.
Sur le plan footballistique, les explications sont toutefois plus rationnelles. Les dernières minutes d'un match de Coupe du monde sont souvent les plus exigeantes. La fatigue physique s'accumule, la concentration diminue et les erreurs de placement deviennent plus fréquentes.
Face à des nations européennes disposant d'effectifs plus profonds, les sélections africaines peuvent également souffrir d'un manque de fraîcheur lorsque les entraîneurs adverses font entrer des joueurs de très haut niveau en fin de rencontre.