Kinshasa : la maison communale de Limete menacée de déguerpissement forcé
Le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Matete a ordonné à la maison communale de Limete de libérer, dans un délai de sept jours, la parcelle qu’elle occupe au centre de la commune, propriété reconnue à la succession Molebe.
Cette sommation, signée par Me Mosengo Way, huissier de justice près la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe, fait suite à une décision judiciaire devenue exécutoire, confirmée tant par le Tribunal de grande instance que par la Cour d’appel de Matete.
« Je vous somme de vous exécuter dans les sept jours qui suivent la présente, en prenant toutes dispositions nécessaires pour respecter les décisions judiciaires rendues en faveur de la succession Molebe », précise la notification.
D’après la même source, un déguerpissement forcé sera exécuté si la maison communale ne se conforme pas dans le délai imparti. Cette procédure intervient, selon le document, après plusieurs rappels adressés à l’Hôtel de ville de Kinshasa restés sans suite, malgré la signification du jugement, le commandement avec instruction, et la sommation de quitter les lieux.
La décision marque une nouvelle étape dans un vieux litige foncier opposant la succession Molebe à l’administration municipale de Limete, et relance le débat sur la gestion des biens immobiliers publics dans la capitale congolaise.