Ville morte du 3 juin : « Les opposants pouvaient mieux faire, c’était totalement mal fait », estime Patrick Muyaya
Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a minimisé l’impact de l’opération « ville morte » décrétée le 3 juin par la coalition Article 64, estimant qu’elle n’a pas rencontré l’adhésion attendue de la population.
Lors du briefing de presse co-animé avec le ministre de la Santé publique, jeudi 4 juin 2026, il a affirmé que les activités se sont déroulées normalement dans plusieurs localités du pays.
« Je crois que vous avez constaté avec moi que la ville était vivante et que ceux qui devaient vaquer à leurs occupations l’ont fait », a-t-il déclaré.
Le ministre de la Communication et Médias a également dénoncé la diffusion de contenus manipulés sur les réseaux sociaux, notamment des vidéos attribuées à la ministre de l’Éducation nationale.
« J’ai vu des deepfakes, des vidéos manipulées de la ministre de l’EDU-NC. Ils pouvaient mieux faire parce que c’était totalement mal fait », a-t-il lancé.
Patrick Muyaya a par ailleurs accusé certains opposants de recourir à des procédés de désinformation comparables à ceux utilisés, selon lui, par le Rwanda et le M23 dans le contexte de l’agression dont la RDC se dit victime.
Il a enfin regretté les messages d’intimidation visant les citoyens qui avaient choisi de ne pas observer le mot d’ordre de « ville morte », présenté par la coalition Article 64 comme un test de mobilisation de l’opposition face au pouvoir de Félix Tshisekedi.