RDC : le PPRD conteste la suspension de ses activités et annonce leur poursuite
Le PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie) rejette la décision du vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, suspendant ses activités sur l’ensemble du territoire national. La formation politique de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, affirme ne pas reconnaître la notification de cette mesure et dénonce ce qu’elle qualifie d’« acharnement politique ».
Lors d’une communication conjointe tenue ce lundi 27 octobre à Kinshasa, le secrétaire permanent du PPRD, Emmanuel Ramazani Shadary, et le vice-président du parti, Aubin Minaku Ndjalandjoko, ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une dérive autoritaire du pouvoir en place.
« Cela nous surprend. Nous pensons que le pouvoir actuel a perdu les pédales, parce qu’il va d’illégalité en illégalité. Aucune procédure n’est respectée. Cette suspension, que nous jugeons illégale, n’engage pas le PPRD. Si elle existe, elle relève des fake news. La dictature du régime Tshisekedi atteint son comble », a déclaré Emmanuel Ramazani Shadary.
Tout en estimant que le parti reste dans la légalité, l’ancien ministre de l’Intérieur a affirmé que ses activités se poursuivront « dans le strict respect des lois de la République et de la Constitution ».
De son côté, Aubin Minaku Ndjalandjoko a qualifié cette décision d’« acte de harcèlement » contre leur formation politique. Il a rappelé qu’une mesure similaire avait déjà été prise en avril 2025, avant d’être, selon lui, « levée d’office » quinze jours plus tard.
« Nous avons appris par la presse qu’il y aurait eu affichage au greffe du Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe nous notifiant une nouvelle suspension. Nous avons cherché à comprendre, mais aucune trace de l’arrêté n’a été trouvée. Le harcèlement se poursuit », a-t-il déclaré.
Reste à savoir si cette situation ouvrira un nouveau bras de fer entre le gouvernement et le parti cher à Joseph Kabila. L’avenir nous en dira davantage.