RDC : Le FCC dit être la cible du régime Tshisekedi
Le Front Commun pour le Congo (FCC) dénonce cette « volonté manifeste » du régime en place de réduire ses membres, ainsi que toute autre voix dissidente au silence et, plus largement, d’empêcher l’exercice, par les congolais, de leurs libertés fondamentales.
Le président de la cellule de crise, Raymond Tshibanda l'a dit dans un communiqué de presse, parvenu à Une.cd.
« Cible privilégiée de cette politique rétrograde, plusieurs camarades résistants, combattants de la liberté et autres compatriotes, de l’Opposition comme de la société civile, engagés contre la dictature ou exprimant tout simplement désenchantement et frustration face à des promesses de campagne jamais tenues, sont enlevés et détenus illégalement, pendant des semaines, voire des mois, par des services prétendument de sécurité, l’ANR et la DEMIAP, mais qui sont en fait devenus des services propagateurs d’insécurité. D’autres camarades sont, pour leur part, portés disparus, obligés de s’exiler ou de vivre en clandestinité, dans des conditions inhumaines et loin de leurs familles »
Dans la liste des personnes incarcérées injustement par le régime Tshisekedi, le FCC cite Me Gloria Senga, activiste des droits humains et une des leaders de la campagne « Tolembi Pasi » ; Franck Diongo, président du Parti Lumumbiste Progressiste; des Députés national et provincial honoraire Daniel Safu et Mike Mukebayi, cadres du parti politique Ensemble pour la République. C’est aussi le cas, depuis plusieurs mois pour certains et quelques jours pour d'autres, du Pasteur Ngoy Mulunda Nyanga, Président Honoraire de la Commission Électorale Nationale Indépendante, des cadres et communicateurs du FCC Kahozi Bin Malisawa, Momo Mulapu, Papy Tamba, Claude Mashala et Pius Romain Roland Ngoy, pour ne citer que ceux-là.
« Les enlèvements, arrestations et attaques violentes dont sont victimes les personnalités politiques du FCC et leurs biens relèvent en effet d’une politique délibérée et systématique, du pouvoir en place, visant à cibler et à museler les membres de cette famille politique, les empêchant ainsi de jouir des droits et d’exercer des libertés leur reconnus aux termes de la Constitution et de lois de la République. »
Et d'ajouter : « Le Front Commun pour le Congo prévient les concepteurs de cette politiquequ’elle viole notamment les articles 17, 23, 29 et 30 de la Constitution du 18 février 2006. Il prévient aussi les exécutants de ladite politique que leurs actes portent atteinte aux engagements internationaux que la République Démocratique du Congo a contracté, particulièrement la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples en ses articles 6, 9, 10.2, 12.1 et 14 ; le Pacte international relatif aux droits civils et politiques en ses articles 9.1, 12.1, 17.1 et 19.1 ; ainsi que d’autres instruments régionaux et universels relatifs aux droits et libertés fondamentaux ».
Par ailleurs, le FCC exiegent la libération, immédiate et sans condition, de ses membres et de tous les opposants et acteurs de la société civile, victimes de l’intolérance politique, injustement arrêtés, emprisonnés ou détenus dans des cachots secrets.
« Le Front Commun pour le Congo affirme qu’il ne lésinera donc sur aucun moyen pour porter devant les instances aussi bien nationales qu’internationales ces faits qui sont de nature à compromettre la paix et la stabilité en RDC, et partant, dans l’ensemble de la sous-région. D’ores et déjà, Le Front Commun pour le Congo prend à témoin l’opinion internationale, et singulièrement les diverses composantes de la Communauté internationale qui, comme tétanisées, sont jusque-là aphones et sans réaction face aux violations massives des droits humains par le régime en place, et à sa volonté non équivoque d’instaurer la pensée unique dans notre pays où, s’exprimer librement relève désormais de la témérité, tous ceux qui prennent la parole contre le régime dictatorial en place le faisant au péril de leur liberté, sinon de leur vie ».
Dans un communiqué du 6 avril dernier, le FCC avait dénoncé et condamné les menaces, intimidations, spoliations des biens, arrestations arbitraires, tentatives d'assassinats dont sont victimes ses
membres, singulièrement ses cadres, ainsi que d’autres compatriotes.