Félix Tshisekedi confie l’assainissement de la ville de Kinshasa au Service national
Le président de la République, Félix Tshisekedi, a décidé de confier la coordination des opérations de salubrité et d’assainissement de la ville de Kinshasa au Service national, dirigé par le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik. Cette décision a été annoncée à l’issue de la 91e réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 29 mai 2026 à la Cité de l’Union africaine.
Selon le compte-rendu lu par le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, le chef de l’État a pris cette mesure après avoir effectué plusieurs descentes sur certaines artères et infrastructures de la capitale, notamment aux alentours du Grand Marché « Zando », où il a une nouvelle fois constaté la persistance de l’insalubrité.
Face aux limites des mécanismes actuellement en place, caractérisés notamment par une insuffisance d’anticipation et de coordination, des lenteurs opérationnelles ainsi que des déficits de discipline dans l’exécution des missions, le président de la République a jugé nécessaire d’adopter une approche plus rigoureuse et davantage opérationnelle.
Cette nouvelle stratégie reposera sur les principes de discipline paramilitaire, de responsabilité collective, de culture du résultat et d’une meilleure coordination des interventions sur le terrain.
Dans cette perspective, Félix Tshisekedi a décidé de mettre en place une Task Force pluridisciplinaire dédiée à la salubrité et à l’assainissement de Kinshasa, placée sous son autorité directe et pilotée par le commandant du Service national.
Outre les experts du Service national et de la Présidence de la République, cette structure réunira des représentants des ministères de l’Intérieur, de la Défense nationale, de l’Urbanisme et Habitat, de la Santé publique, de l’Environnement, des Infrastructures et Travaux publics, ainsi que de l’Hôtel de Ville de Kinshasa.
Cette Task Force aura notamment pour mission d’élaborer et de coordonner un plan spécial et permanent de salubrité pour la capitale, d’identifier et de traiter les principaux points critiques d’insalubrité, de proposer et d’appliquer des mesures contraignantes en matière de discipline urbaine et de civisme environnemental, ainsi que de coordonner les opérations de terrain avec les services compétents.
Elle devra également veiller à la sensibilisation des populations et au respect strict des mesures qui seront arrêtées dans le cadre de cette nouvelle politique d’assainissement.