RDC : la coalition « Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel » tend la main au peuple congolais pour le départ de Tshisekedi en 2028
L’opposition congolaise a officiellement lancé, ce mardi 19 mai 2026 à Kinshasa, la plateforme dénommée « Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel » (C64), avec pour objectif affiché de faire barrage à toute tentative de troisième mandat, de glissement électoral ou de modification de la Constitution en faveur du président Félix Tshisekedi.
Réunis au collège Boboto, Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund ainsi que plusieurs autres leaders et forces politiques de l’opposition ont annoncé « le compte à rebours » pour l’alternance politique prévue en 2028.
« Le compte à rebours est lancé dès ce 19 mai 2026. Il n’y aura ni troisième mandat, ni glissement, ni changement de la Constitution. Aucun prétexte, qu’il soit sécuritaire, sanitaire ou diplomatique, ne peut justifier la continuité du pouvoir de Félix Tshisekedi après 2028. Il partira coûte que coûte », ont déclaré les membres de l’opposition.
Dans leur déclaration politique, les membres de la C64 affirment vouloir s’appuyer sur l’article 64 de la Constitution congolaise, lequel consacre le devoir pour tout citoyen de faire échec à toute prise ou exercice du pouvoir exercé en violation de la Constitution.
« C’est pourquoi nous avons décidé, ce jour, de créer la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel, en sigle C64, afin de rassembler toutes les forces démocratiques, patriotiques et résistantes de la Nation et d’exploiter pleinement, sans faiblesse ni compromission, toutes les possibilités qu’offre l’article 64 de la Constitution pour faire échec à toute tentative de M. Félix Tshisekedi de renverser l’ordre constitutionnel en changeant la Constitution, en la contournant ou en violant ses dispositions dans le but d’instaurer un pouvoir personnel et à vie en République démocratique du Congo », ont-ils soutenu.
La nouvelle coalition considère par ailleurs toute initiative de révision constitutionnelle comme « un acte de rébellion contre la République » ainsi qu’« une déclaration de guerre au peuple congolais ».