Justice : le Tribunal militaire de garnison rejette la demande de mise en liberté provisoire de Nathanaël Onokomba
Le Tribunal militaire de garnison a poursuivi, ce vendredi 15 mai, l’examen du dossier impliquant Nathanaël Onokomba, détenu à la prison militaire de Ndolo. À l’issue de l’audience, la juridiction militaire s’est déclarée compétente pour connaître de l’affaire et a rejeté la demande de mise en liberté provisoire introduite par les avocats de la défense.
Dans sa décision, le tribunal a également validé les procès-verbaux établis par le Conseil national de cyberdéfense (CNC), considérés comme des pièces essentielles dans le dossier à charge contre le prévenu.
Après le traitement de ces questions préalables, les juges ont entamé l’instruction du premier chef d’inculpation retenu contre Nathanaël Onokomba, à savoir l’apologie du terrorisme. L’affaire a ensuite été renvoyée au 22 mai 2026 pour la poursuite des débats.
Le président du mouvement Le Congo Qui Inspire avait été interpellé le 5 janvier 2026 à Kinshasa par des agents présentés comme membres du Conseil national de cyberdéfense, à l’issue d’une conférence organisée à l’Université pédagogique nationale (UPN).
Huit jours plus tard, soit le 13 janvier, l’ancien proche de Seth Kikuni avait été transféré à la prison militaire de Ndolo.
Les poursuites engagées contre Nathanaël Onokomba portent notamment sur des propos que les autorités judiciaires considèrent comme une négation ou une minimisation de l’existence de la guerre ainsi que des crimes de guerre attribués aux rebelles de l’AFC/M23, soutenus par le Rwanda, dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo.