Dialogue national : « c’est l’Union sacrée qui est convoquée en congrès, pour investir son candidat à la présidence à vie », Claudel Lubaya
« Monologue », « rendez-vous manqué avec l’histoire », c’est en ces termes que l’opposant Claudel Lubaya qualifie l’adresse à la Nation prononcée jeudi soir par le président Félix-Antoine Tshisekedi sur la convocation du dialogue national.
Sur X, ancien Twitter, le député national honoraire dénonce un « rendez-vous manqué avec l’histoire », reprochant au chef de l’État de n’avoir apporté ni réponses concrètes ni vision à la mesure de la gravité de la crise nationale.
« Ni hauteur de vue, ni conscience de la gravité du moment, ni réponses à la mesure de la crise. Rien que des paroles, déroulées comme une récitation, loin des angoisses nationales », déplore-t-il.
Pour l’ancien gouverneur du Kasaï-Occidental, l’annonce d’un dialogue national ne répond pas aux attentes d’une population confrontée à une crise multidimensionnelle, notamment sécuritaire, politique et sociale.
Claudel Lubaya estime surtout que la démarche annoncée par le président de la République serait davantage destinée à la majorité au pouvoir qu’à l’ensemble des forces vives de la Nation.
« C’est l’Union sacrée qui est convoquée en congrès, pour investir son candidat à la présidence à vie », affirme-t-il, faisant ainsi référence à la coalition politique qui soutient Félix-Antoine Tshisekedi.
Le dialogue tant attendu fait déjà réagir. Plusieurs cadres de l’opposition congolaise ne digèrent pas le format présenté par le président de la République, dont les assises nationales se feront à Kinshasa, après des consultations dans les provinces.