Suspension des activités académiques à Goma et Bukavu : « une décision lourde de conséquences qui consacre la balkanisation de fait de la RDC », Moïse Katumbi
L’opposant congolais Moïse Katumbi s’oppose à la décision du gouvernement de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, les activités académiques dans les universités et instituts supérieurs publics de Goma, au Nord-Kivu, et de Bukavu, au Sud-Kivu.
Dans une réaction faite ce jeudi 27 août, le président d’Ensemble pour la République qualifie cette mesure d’« injustice flagrante » infligée à la jeunesse congolaise. Selon lui, cette décision est « lourde de conséquences », « consacre la balkanisation de fait de la RDC » et porte un coup sévère à l’unité nationale.
« Au lieu de faire payer le prix fort aux populations et surtout à la jeunesse qui est l’avenir, il faut s’attaquer à la racine du mal, à savoir mettre fin à la guerre dans l’Est du pays », soutient-il.
Moïse Katumbi considère que la suspension des activités académiques ne constitue pas une solution à la crise sécuritaire. L’ancien gouverneur de l’ex-province du Katanga appelle plutôt les autorités à mettre fin à la guerre, à restaurer l’autorité de l’État et à garantir la continuité de l’enseignement sur l’ensemble du territoire national.
« Punir injustement les étudiants, le corps professoral et administratif n’est pas une solution. Et on ne peut construire l’avenir du pays en sacrifiant sa jeunesse », insiste-t-il.
L’opposant prévient également que les étudiants et les enseignants ne devraient pas devenir « les otages de la guerre et des affrontements politiques ». Pour Moïse Katumbi, la réponse à la crise ne peut donc pas passer par la mise à l’arrêt de l’éducation, mais plutôt par le rétablissement de la sécurité et de l’autorité de l’État dans les zones touchées par la guerre.