RDC : le M.A.R.C de l’opposant Claudel Lubaya ne participera pas au dialogue national annoncé par Félix-Antoine Tshisekedi

Le M.A.R.C (Mouvement d’Action pour le Redressement du Congo), de l’opposant Claudel Lubaya, ne participera pas au dialogue national annoncé par le président Félix-Antoine Tshisekedi dans les conditions actuellement envisagées.

Hugues Mpaka

28 Août 2026 - 19:26
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RDC : le M.A.R.C de l’opposant Claudel Lubaya ne participera pas au dialogue national annoncé par Félix-Antoine Tshisekedi
Claudel Lubaya, opposant & député national honoraire

Dans une déclaration faite ce vendredi 28 août 2026, la formation politique dénonce un processus qu’elle juge « biaisé dès sa conception » et susceptible de servir les intérêts politiques du chef de l’État. Pour le M.A.R.C, Félix Tshisekedi ne semble pas mesurer la gravité de la crise politique, sécuritaire, économique et sociale qui, selon lui, « ébranle la Nation et accable » la population congolaise.

« Son discours accentue les crispations et fragilise davantage une Nation déjà au bord du déchirement », dénonce le M.A.R.C.

Au-delà du fond du discours présidentiel, le M.A.R.C remet en cause la manière dont le dialogue est envisagé. Pour cette formation politique, le chef de l’État ne peut pas être simultanément celui qui convoque le dialogue, détermine les participants, fixe les règles et l’ordre du jour, puis intervient dans l’interprétation et l’application de ses conclusions.

« Il ne saurait ni convoquer unilatéralement le dialogue, ni en déterminer les participants, ni en fixer l’ordre du jour et les règles », soutient le parti.

Le M.A.R.C considère ainsi que le processus annoncé ne peut être qualifié de « dialogue national » ni de dialogue « inclusif », estimant qu’il serait avant tout destiné à assurer la « survie politique » de Félix Tshisekedi et la pérennité de son régime.

La question constitutionnelle constitue également l’une des principales préoccupations exprimées par le parti de Claudel Lubaya. Le M.A.R.C soupçonne le pouvoir de vouloir utiliser le dialogue comme un moyen de légitimer son projet de changement de la Constitution. Le parti redoute notamment que la question d’un référendum soit intégrée aux recommandations du forum.

« Le schéma se dessine clairement : faire inscrire le référendum parmi les recommandations du forum, s’en prévaloir ensuite comme expression d’un prétendu consensus national et s’en servir pour légitimer son projet de changement de la Constitution », affirme-t-il.

Pour cette formation politique, la référence à une « refondation de la Nation » ne serait donc pas anodine. Elle traduirait, selon elle, la volonté du pouvoir de faire du dialogue un instrument au service d’un projet de pérennisation au pouvoir.

Hugues Mpaka Journaliste, rédacteur et reporter au sein de la rédaction de la UNE.CD ; Community Manager, passionné des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC) ; licencié en Sciences de l'Information, département de multimédia de l'Institut Facultaire des Sciences de l'Information et de la Communication (IFASIC), actuelle Université des Sciences de l’Information et de la Communication