RDC : 17 ans après sa création, le Conseil supérieur de la Magistrature organise sa première assemblée générale
La première Assemblée générale du Conseil supérieur de la Magistrature, a été ouverte, ce lundi 7 avril 2025, à l’amphithéâtre Marcel Lihau au siège de la Cour de cassation à Kinshasa.
Le lancement de ces assises historiques jamais réalisées depuis la création de cette instance en 2008, ont eu lieu en présence du président de la République Félix Tshisekedi, de quelques membres du gouvernement, de plus de 250 hauts magistrats membres venus des 26 provinces du pays, et des corps diplomatiques.
Félix Tshisekedi a dans son allocution formulé ses attentes. Pour lui, la population attend un changement de la justice congolaise.
« Depuis mon accession à la magistrature suprême, j’ai toujours affirmé ma conviction que la justice est le pilier central de notre Etat de droit, une justice indépendante, efficace, protectrice des droits humains et rassurante pour tous. C’est avec cette foi en la noblesse de votre mission que je vous appelle, une fois de plus, à renaître mais beaucoup plus à redonner espoir, à réaffirmer avec courage et fermeté votre rôle de sentinelle de la République », a dit en substance le président de la République.
Bien avant, le Président de la Cour constitutionnelle et du Conseil supérieur de la Magistrature, Dieudonné Kamuleta Badibanga a insisté sur la nécessité de renforcer le régime disciplinaire des magistrats. D'après lui, aucun magistrat condamné au terme d'une procédure disciplinaire ne doit connaître une promotion au sein de l'appareil judiciaire congolais.
Organisées sous le thème : « la renaissance d'une Magistrature au service du peuple », ces assises vont s’articuler autour de neuf points à l'ordre du jour touchant tous les aspects de la vie professionnelle et même privée du magistrat, allant du recrutement à sa mise à la retraite en passant par le régime disciplinaire auquel il est soumis. Autres points à aborder au cours de ces travaux concernent la formation initiale et continue, les moyens financiers à mettre à la disposition des magistrats; les infrastructures qui abritent le palais de justice ; la communication institutionnelle interne et externe ainsi que le social du magistrat. Ces travaux vont durer 10 jours.