La Haute Cour militaire requiert l’expertise technique du Conseil national de cyberdéfense pour analyser les téléphones du lieutenant-général Philémon Yav Irung
La Haute Cour militaire (HCM) a décidé de faire appel à l’expertise technique du Conseil national de cyberdéfense (CNC) afin de procéder à l’analyse des téléphones portables du lieutenant-général Philémon Yav Irung, dans le cadre du procès pour trahison en cours.
Saisis il y a quatre ans par l’auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), ces appareils n’ont jusqu’à présent livré aucun élément exploitable, notamment aucun message susceptible d’étayer les accusations portées contre l’officier.
Malgré les tentatives précédentes, les services techniques n’étaient pas parvenus à accéder au contenu des téléphones, empêchant ainsi la production du message présenté comme constituant l’élément matériel de l’infraction poursuivie.
Face à cette impasse, la Haute Cour militaire avait fait appel à l’Agence nationale de renseignements (ANR) dans l’espoir d’obtenir des données susceptibles d’éclairer la juridiction sur les faits reprochés au prévenu. Toutefois, ce service n’avait pas été en mesure de débloquer les appareils sans le mot de passe du propriétaire.