Réformes constitutionnelles : l’APPC propose le changement de la dénomination du pays en « République Patriotique du Kongo », avec la création d’un poste de vice-président
Le regroupement politique APPC (Amour du Prochain et de la Patrie Congo) a soumis à l’Union sacrée de la Nation une série de propositions relatives à une éventuelle réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo.
Dans son mémorandum, cette plateforme se dit favorable à une révision de la Constitution, qu’elle juge nécessaire pour renforcer « le patriotisme, l’unité nationale, la stabilité des institutions ainsi que la protection des valeurs culturelles et identitaires du peuple congolais ».
Parmi les principales propositions figure le changement de la dénomination officielle du pays. L’APPC suggère de remplacer « République démocratique du Congo » par « République Patriotique du Kongo ».
Selon les responsables du regroupement, l’utilisation de la lettre « K » à la place du « C » vise à valoriser l’identité culturelle congolaise, en référence notamment au Kongo-Central, autrefois appelé Bas-Congo.
Le regroupement propose également une modification de la devise nationale actuelle, qui deviendrait : « Patriotisme – Justice – Paix – Travail », avec l’ajout du terme « patriotisme », présenté comme une valeur essentielle pour la cohésion nationale.
Sur le plan institutionnel, l’APPC plaide pour la création d’un poste de vice-président de la République afin de garantir, selon lui, une meilleure stabilité institutionnelle et la continuité de l’État.
Autre réforme majeure proposée : le passage d’un régime semi-présidentiel à un système présidentiel, accompagné de la suppression du poste de Premier ministre. Le regroupement estime qu’une telle réorganisation permettrait de renforcer l’efficacité de l’exécutif et de clarifier les responsabilités au sommet de l’État.
L’APPC propose par ailleurs l’ouverture à la double, voire à la multiple nationalité pour les Congolais, tout en maintenant l’exigence de la nationalité congolaise d’origine pour l’accès aux fonctions stratégiques et souveraines de l’État.