Human Rights Watch : « La répression actuelle en RDC rappelle de manière inquiétante l’ère Joseph Kabila »
Human Rights Watch se dit préoccupée par la situation des libertés publiques en République démocratique du Congo. En visite à Kinshasa du 17 au 21 mai 2026, le directeur exécutif de cette organisation de défense des droits humains, Philippe Bolopion, a appelé les autorités congolaises à respecter la liberté d’expression, à mettre fin aux arrestations arbitraires et à garantir la reddition des comptes pour les abus commis.
Pour Philippe Bolopion, « la répression actuelle en RD Congo rappelle de manière inquiétante l’ère Joseph Kabila », évoquant notamment plusieurs arrestations visant des activistes et opposants politiques sous le régime actuel.
Human Rights Watch affirme également avoir documenté plusieurs cas d’arrestations arbitraires et de disparitions forcées attribuées au Conseil national de cyberdéfense (CNC). Selon l’ONG, des dissidents auraient été détenus dans des lieux secrets, sans inculpation officielle ni accès à leurs avocats.
« Les informations en provenance de Kinshasa faisant état d’un vaste réseau de lieux de détention secrets, hors de toute procédure judiciaire, envoient un message effrayant à la société civile congolaise », a déclaré Philippe Bolopion.
L’organisation estime toutefois que les défis sécuritaires auxquels fait face la RDC ne sauraient justifier des atteintes à l’État de droit et aux droits fondamentaux. Human Rights Watch appelle ainsi les autorités congolaises à transférer les personnes détenues arbitrairement vers le système judiciaire, à informer leurs familles de leurs lieux de détention et à respecter les garanties d’une procédure régulière.