La Belgique préoccupée par l’arrestation de Ramazani Shadary
L’arrestation d’Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), préoccupe tant la communauté nationale qu’internationale. Pour le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, cet acte ne contribue pas aux efforts internes de paix et de cohésion politique que la République démocratique du Congo cherche à consolider.
S’exprimant ce jeudi 18 décembre, le chef de la diplomatie belge a regretté que l’arrestation de l’ancien ministre congolais de l’Intérieur ne favorise ni l’apaisement de la classe politique ni le rassemblement national face aux défis sécuritaires majeurs auxquels le pays est confronté, notamment dans sa partie orientale.
« Impliquer le plus grand nombre est aussi une manière de rassembler face à l’adversité et d’apaiser la scène politique congolaise. L’arrestation du secrétaire permanent du PPRD, Emmanuel Shadary, pose question et ne semble pas aller dans ce sens », a déclaré Maxime Prévot.
Le responsable belge a appelé les autorités de Kinshasa à privilégier des mesures de décrispation politique et à s’inscrire dans une dynamique de dialogue inclusif, dans le respect de la Constitution et des principes républicains.
Les efforts diplomatiques et militaires visant la paix et la désescalade au niveau régional, insiste Prévot, devraient impérativement être accompagnés d’un processus politique interne. Celui-ci permettrait aux acteurs congolais, dans toute leur diversité, de s’approprier les engagements internationaux, de les traduire en actions concrètes et de s’accorder sur les réformes nécessaires, notamment en matière de gouvernance.
Emmanuel Ramazani Shadary, cadre du PPRD, a été interpellé à son domicile de Kinshasa par des hommes armés identifiés comme des éléments du Conseil national de sécurité (CNS). Jusqu’à présent, le lieu de détention ainsi que les motifs de cette arrestation ne sont pas connus.