RDC : le gouvernement salue les sanctions américaines contre Joseph Kabila
Le gouvernement congolais salue la décision des États-Unis d’imposer des sanctions ciblées contre l’ancien président Joseph Kabila, qu’il qualifie d’« acte important » dans la lutte contre l’impunité et la déstabilisation du pays.
Kinshasa estime que cette mesure s’inscrit dans la continuité des sanctions déjà imposées le 2 mars 2026 contre des officiers rwandais. Elle contribuerait ainsi à renforcer la responsabilisation des acteurs impliqués dans la crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays.
Dans son communiqué signé par Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, l’exécutif national rappelle également que la justice congolaise s’est déjà prononcée sur le cas de l’ancien chef de l’État, évoquant des condamnations liées à des faits graves, notamment pour trahison, participation à un mouvement insurrectionnel et atteinte à la sûreté de l’État.
Le gouvernement dénonce également les conséquences humanitaires de cette guerre, notamment les pertes en vies humaines, les déplacements massifs de populations, les destructions d’infrastructures ainsi que les violations graves des droits humains dans l’Est du pays.
Kinshasa a, en outre, exprimé sa reconnaissance à l’administration américaine pour cette décision, qu’elle considère comme conforme aux engagements internationaux, notamment ceux issus des accords de Washington. Les autorités congolaises appellent à des mesures similaires contre tous les acteurs impliqués dans l’instabilité dans la région des Grands Lacs.
Le gouvernement insiste sur la nécessité d’un retrait immédiat et sans condition des forces rwandaises du territoire congolais, ainsi que sur la cessation de tout soutien aux groupes armés. Il réaffirme son engagement à poursuivre les efforts de paix en vue du rétablissement de la sécurité et de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.