Loyers en francs congolais, permis de bail, hausse limitée à 5 % : les nouveautés de la réforme
La location immobilière représente, pour des millions de Congolais, l’une des dépenses les plus lourdes et les plus incertaines du quotidien : loyers négociés en devises étrangères, absence de contrat écrit, augmentations arbitraires, litiges tranchés sans cadre légal clair.
Onze ans après l’adoption de la loi de 2015 sur les baux à loyer non professionnel, l’Assemblée nationale a adopté, lors de sa session de mars 2026, une proposition de loi modifiant substantiellement ce texte.
Parmi les principales innovations figurent le paiement obligatoire des loyers en francs congolais, l’instauration d’un permis de bail et d’un registre national, le plafonnement des augmentations à 5 %, ainsi que l’agrément obligatoire des agences immobilières.
En République démocratique du Congo, et plus particulièrement à Kinshasa, la question des loyers demeure un véritable casse-tête. Faute d’un contrôle efficace de l’État, de nombreux propriétaires imposent leurs conditions, souvent sans véritable encadrement.
Cette réforme entend apporter une réponse à cette situation qui affecte des millions de locataires depuis plusieurs décennies.