RDC : la France plaide pour le maintien de la MONUSCO au Nord-Kivu et en Ituri
La France n'est pas d'accord avec le départ de la MONUSCO dans certaines zones à risques dans l'Est de la République démocratique du Congo. Cette position française a été défendue par son représentant auprès de l'ONU, Nicolas De Rivière, lundi 8 juillet.
Pour la France, les conditions pour le départ de la force onusienne du sol congolais ne sont pas encore réunies. Le pays d'Emmanuel Macron craint que ce départ complique davantage la situation sécuritaire dans les provinces sous état de siège.
« La Monusco continue à jouer un rôle clé, le rapport conjoint des Nations-Unies et des autorités congolaises est clair sur les défis rencontrés lors du retrait du Sud-Kivu. Les conditions qui ont permis ce retrait ne sont pas encore réunies au Nord-Kivu et en Ituri. La France salue la volonté du gouvernement congolais de consolider le transfert des responsabilités au Sud-Kivu avant d'avancer vers les prochaines étapes. Elle a pleinement confiance dans le gouvernement congolais pour poursuivre cette coopération avec les Nations-Unies », a déclaré le diplomate français.
La position de la France risque de ne pas plaire à la République démocratique du Congo, elle qui suit de prêt le calendrier du retrait « progressif » de la force onusienne de son territoire après plusieurs années.
Pendant ce temps, l'insécurité ne cesse de grandir dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri. L'avancée des terroristes du M23 ainsi que les massacres des ADF font des morts chaque semaine au Nord-Kivu, alors que des groupes armés dont les CODECO continuent à tuer dans la province voisine de l'Ituri.