Cheveux crépus et dreadlocks : Félix Tshisekedi attire l’attention du gouvernement sur des arrestations « arbitraires » et des pratiques attentatoires aux libertés individuelles liées à l’apparence

Des arrestations « arbitraires » de jeunes en raison de leurs cheveux crépus ou de leurs dreadlocks ont constitué le premier point de la communication du président de la République, Félix Tshisekedi, lors de la réunion extraordinaire du Conseil des ministres tenue le mercredi 16 avril 2026 à la Cité de l’Union africaine.

Hugues Mpaka

16 Avril 2026 - 09:22
16 Avril 2026 - 09:23
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Cheveux crépus et dreadlocks : Félix Tshisekedi attire l’attention du gouvernement sur des arrestations « arbitraires » et des pratiques attentatoires aux libertés individuelles liées à l’apparence
Felix-Antoine Tshisekedi lors de la réunion extraordinaire du conseil des ministres

Selon le compte rendu lu à la télévision nationale par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, le Chef de l’État a dénoncé des arrestations jugées « arbitraires » ainsi que des comportements attentatoires aux libertés individuelles, en lien avec l’apparence physique de certains citoyens, de la part d’agents de l’ordre.

« Suite à certaines préoccupations exprimées ces derniers jours dans l’opinion publique, notamment par des jeunes de notre capitale au sujet du port de cheveux tressés dits “locks”, le Président de la République a tenu à rappeler quelques principes fondamentaux qui doivent guider l’action de l’État ainsi que le comportement de nos concitoyens », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Dans son intervention, le Chef de l’État a insisté sur le fait que la Constitution garantit les droits et libertés fondamentaux de tous les Congolais, notamment la dignité humaine, la liberté individuelle et le droit à l’épanouissement personnel. Félix Tshisekedi a rappelé que ces principes constituent le socle de l’État de droit en République démocratique du Congo.

Dans ce contexte, le premier citoyen congolais a chargé le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la citoyenneté, ainsi que la ministre de la Jeunesse, de proposer des mesures appropriées d’encadrement et de sensibilisation, tant de la population que des forces de l’ordre, face à cette problématique.

Ces mesures devraient viser à prévenir les abus, à mieux encadrer les interventions des services de sécurité et à promouvoir une meilleure compréhension des droits et devoirs des citoyens, en particulier au sein de la jeunesse.

Le 6 avril dernier, le commissaire divisionnaire de la Police nationale congolaise ville de Kinshasa, Israël Kantu, avait ordonné la cessation « immédiate » des arrestations arbitraires visant des jeunes garçons portant des tresses. Cette décision faisait suite à une instruction donnée par le président de la République lors de l’accueil triomphal des Léopards.

Hugues Mpaka Journaliste, rédacteur et reporter au sein de la rédaction de la UNE.CD ; Community Manager, passionné des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC) ; licencié en Sciences de l'Information, département de multimédia de l'Institut Facultaire des Sciences de l'Information et de la Communication (IFASIC), actuelle Université des Sciences de l’Information et de la Communication