Accrochage entre les FARDC et l’armée de Brazzaville à Makotipoko : Félix Tshisekedi promet d'indemniser les victimes
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a exprimé ses « profonds regrets » à la suite des incidents ayant récemment opposé les forces armées des deux Congo à Makotipoko, dans le département des Plateaux, en République du Congo.
En visite à Brazzaville samedi 3 octobre, le chef de l’État congolais a assuré être venu notamment pour contribuer à l’apaisement des tensions entre les deux pays. Il a estimé qu’il était « insensé » que les populations des deux rives du fleuve Congo puissent en arriver à des affrontements.
Félix Tshisekedi a annoncé que les ministres de l’Intérieur et de la Défense des deux pays vont poursuivre les échanges afin de faire toute la lumière sur ces incidents et d’éviter leur répétition.
À l’issue du rapport attendu des deux délégations, le président congolais a également annoncé son intention de rencontrer les victimes afin de déterminer les modalités de leur indemnisation par la RDC.
« C’est de notre devoir de le faire », a-t-il déclaré, tout en réaffirmant l’importance de préserver les relations entre les deux Congo, qu’il considère comme « un même peuple ».
Des affrontements armés avaient opposé, jeudi 26 août, des éléments des forces armées de la République du Congo à ceux des FARDC. Selon des sources concordantes, des militaires congolais de la RDC auraient tenté de neutraliser une patrouille fluviale mixte composée de gendarmes et de marins de la République du Congo, après qu’un élément de cette patrouille a fait usage de son arme, provoquant la mort d’un jeune garçon au niveau de l’île Makoloko, située entre Makotipoko, dans le centre du Congo, et Yumbi, dans la province du Maï-Ndombe.