RDC : près de 5.000 ex-combattants pris en charge par le P-DDRCS
En République démocratique du Congo, près de 5.000 ex-combattants ont été démobilisés et pris en charge dans le cadre du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (P-DDRCS). Ces chiffres ont été présentés lundi 9 mars par Jean de Dieu Désiré Ntanga Ntita, coordonnateur national du programme, lors d’un briefing presse coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe
Ce processus, a précisé Désiré Ntanga Ntita, consiste à récupérer les armes détenues par les membres des groupes armés, puis à procéder à leur démobilisation avant de les accompagner dans leur réinsertion socio-économique, notamment à travers des formations professionnelles et des activités génératrices de revenus.
« L’objectif est d’offrir aux anciens combattants des alternatives durables afin qu’ils puissent produire des biens et des services tout en contribuant au développement de leurs communautés », a-t-il souligné.
Les opérations du P-DDRCS sont actuellement menées dans plusieurs provinces, notamment l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Maniema et le Tanganyika. Le programme a également été étendu à Kinshasa et à la province du Maï-Ndombe.
D’après les statistiques communiquées, 1.546 ex-combattants ont été désarmés en Ituri, 838 au Nord-Kivu et 653 dans le Tanganyika. À la frontière entre Kinshasa et le Maï-Ndombe, 151 personnes ont également été prises en charge.
Le programme a également permis de récupérer près de 1.000 armes de guerre, environ 5.000 munitions de différents calibres ainsi qu’une quarantaine d’explosifs, ensuite inspectés et stockés par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Pour sa part, le ministre de la Communication et Médias voit dans la réinsertion communautaire des ex-combattants un levier essentiel pour consolider une paix durable en RDC, souvent secouée par des conflits armés depuis plus de 30 ans.
« Cette paix passe notamment par le désarmement et la démobilisation de ceux qui ont choisi le métier des armes pour diverses raisons, afin qu’ils puissent se reconvertir dans d’autres activités », a déclaré Patrick Muyaya Katembwe.
Ces chiffres présentés par le coordonnateur du P-DDRCS pourraient tripler au fil du temps. Avec le financement du gouvernement congolais, le programme entend s’étendre davantage dans les zones en conflit.