RDC : le Refec recommande la vulgarisation des textes liés aux VBG
La vulgarisation des textes liés aux violences basées sur le genre (VBG) joue un rôle prépondérant dans les efforts visant sa répression. Décideur.euse.s, médias, public, autorités locales peuvent apporter une contribution significative à ce processus. Voilà l'une des recommandations de la matinée de sensibilisation contre les violences sexistes.
Organisée ce vendredi 13 décembre à Kinshasa, par le Réseau des Femmes d’Entreprises Congolaises (Refec), en collaboration avec l'ambassade de France, la gente féminine a été invitée à dénoncer toutes sortes d'abus quelque soit sa forme.
« La sensibilisation et la vulgarisation des lois sont essentielles. Les femmes doivent connaître les outils juridiques qui peuvent les aider à se défendre. La dénonciation est un acte de courage qui peut changer les choses » a dit l'experte en droits, Annie Bambe.
Malgré des progrès notables dans les initiatives d’égalité des genres, des disparités persistent. Écart salarial de genre, sous représentation dans les postes de direction, difficultés d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, biais et stéréotypes de genre, les femmes se retrouvent souvent confrontées à des barrières systémiques qui entravent leur croissance professionnelle.
« Les violences basées sur le genre restent un problème majeur dans le milieu professionnel. La femme, par peur de représaille ou de perdre son emploi, hésite à dénoncer. En organisant cette rencontre, nous voulons sensibiliser, accompagner et encourager les victimes à utiliser les instruments juridiques à leur disposition » a rappelé la coordinatrice du Refec, Berthe Akatshi. Elle a pour ce faire, invité ses interlocutrices au changement d'attitude face aux VBG.
A l'occasion, l'ambassade de France s'est dit prête à accompagner le Refec pour renforcer les compétences des femmes.
Cette matinée a été organisée en marge des 16 Jours d’activisme.